« Pourquoi ai-je repris une formation ? »

Corinne FENET a bien voulu nous dire pourquoi elle s’est lancée dans un parcours de formation théologique. (« Présence Mariste » n°237, octobre 2003)

Corinne FENET qui travaille au Forum104 de la rue Vaugirard à Paris a bien voulu nous dire pourquoi elle s’est lancée dans un parcours de formation théologique.

Présence Mariste : Corinne, pourriez-vous nous dire pourquoi vous avez entrepris cette formation ?

J’étais engagée avec les Pères Maristes et quand je suis arrivée à Toulon j’ai dû assurer « l’Eveil à la Foi » et la catéchèse dans une école. L’aumônier m’a proposé de suivre une formation théologique. C’est ainsi que j’ai commencé à suivre les cours au séminaire de Marseille qui était ouvert aux laïcs.

Pendant deux ans, en raison d’un jour par semaine j’ai suivi des cours de théologie. Ensuite j’ai poursuivi à la Beaume-les-Aix (où il y a un centre dépendant de la Faculté Catholique de Lyon et tenu par les Jésuites) pour préparer pendant 4 ans un DEUG (Diplôme d’Etudes Universitaires Générales) en théologie et exégétique.

Présence Mariste : Et vous avez dû quitter le sud de la France ?

En effet je suis venu à Paris avec mon mari pour travailler au Forum104 des Pères Maristes, un lieu d’accueil d’associations et un lieu inter-spirituel, inter-religieux. Le Provincial des Pères Maristes à l’époque trouvait intéressant qu’il y ait des gens formés au niveau théologique. Il m’a indiqué le Centre Sèvres pour poursuivre ma formation.

J’ai préparé une licence de théologie pendant deux ans à temps partiel. Ensuite je suis entrée dans un second cycle pour préparer une maîtrise. J’ai préparé ce diplôme en trois ans tout en continuant mon travail au Forum.

Présence Mariste : Quel niveau de départ est nécessaire pour entreprendre ces études ?

Au début on a un entretien avec un responsable. En principe on doit avoir son bac et un an ou deux d’études universitaires. Après il y a des examens qui sont validés ou pas. Le fait d’accepter de faire la catéchèse nous engage dans un processus qui nous amène à une formation. On sent qu’on en a besoin. Pour moi c’était aussi un lieu de ressourcement, aussi bien spirituel, qu’intellectuel, un lieu où je pouvais prendre du recul.

Présence Mariste : Vous avez apprécié les études au Centre Sèvres ?

Ce que j’ai surtout aimé dans cette université des Jésuites à Paris c’est qu’il y avait une prise en compte de ce que vivaient les personnes dans leur globalité, dans leurs engagements, dans leur vie de communauté ou leur vie de famille. Il y avait le souci d’unifier les choses. Et on avait la possibilité de choisir des orientations particulières. Je me suis plutôt orientée sur ce qui est de l’ordre du dialogue inter-religieux et de la spiritualité parce que ça me semblait correspondre davantage aux centres d’intérêt du Forum. J’ai beaucoup apprécié l’accompagnement qui nous est offert dans le cadre d’un tutorat. Et ce qui est frappant au Centre Sèvres c’est l’aspect international. Il y a des étudiants du monde entier. Cela donne une ouverture sur ce que vit l’Eglise dans différents pays c’est vraiment très enrichissant.

Propos recueillis par Frère Bernard MEHA

(Publié dans « Présence Mariste » n°237, octobre 2003)