Et d’abord, apprendre l’anglais

L’étude de la langue : un passage obligé !

Du 14 août jusqu’au 4 décembre 2009, où arriva le dernier participant, le groupe a été composé de : quatre Frères, un ménage Coréen, deux jeunes Brésiliennes, un jeune Mexicain et Santos, l’accompagnateur du groupe et membre du SECTEUR AD GENTES, appartenant à la seconde Promotion de Davao.

Tout simplement, études et vie communautaire

Notre histoire – qui pourrait être aussi la tienne – est de partager notre vie et nos espoirs dans cette “communauté internationale mixte” avec comme unique objectif, l’apprentissage et le perfectionnement de la langue anglaise. Grâce à nos Supérieurs, cette Communauté Internationale mixte est une réalité, fruit d’expériences partagées et de défis relevés avec beaucoup de courage. La présence des laïcs, hommes et femmes, y compris le couple, est, pour notre Institut, une bénédiction et une grâce de Dieu et de notre bonne et commune Mère, Marie. Nos règlements et horaires communautaires sont très simples, adaptés à la réalité et aux conditions d’étudiants. Nous consacrons toutes les heures de la journée à apprendre l’anglais avec un objectif commun bien précis : “comprendre et être compris”, afin d’arriver à Davao dans les meilleures conditions pour assimiler le COURS D’ORIENTATION qui se déroulera du 15 juin au 15 septembre 2010.

Et pourtant, faire face

  • Il n’est pas facile de briser des façons de penser vécues avec bien des sécurités…
  • Il n’est pas facile de ne plus être acteur principal et d’avoir à dire : “Pardon, je ne comprends pas, pourrais-tu m’aider, pourrais-tu répéter, s’il te plaît ?”
  • Il n’est pas facile de rester silencieux quand on veut partager… parce qu’on ignore la langue.
  • Bien des choses ne sont pas faciles, comme beaucoup de “pourquoi” dans la vie des gens. Nous les acceptons parce que ce sont des questions “culturelles”, en raison d’un choix personnel, par amour.
  • Nous sommes des “apprentis-adultes” avec pas mal de lest à porter, ce qui ajoute à la difficulté ; nous sommes pleins de questions et de préjugés. Dans notre réalité très concrète, “VOULOIR n’est pas POUVOIR”.

Dans un parcours presque routinier

J’ignore la raison des réflexions ci-dessus, mais je pense qu’elles font partie “des hauts et des bas” de la routine d’une démarche d’apprentissage d’une langue, démarche qui n’est pas facile. Classes dirigées du lundi au vendredi, beaucoup de travail personnel, beaucoup d’efforts et d’application, beaucoup de patience – d’autres diraient d’humilité – et beaucoup d’envie de réussir et d’enthousiasme en tout ce que nous faisons et partageons. Et à côté de cela : animation de nos prières, propreté de la maison, préparation des repas en fin de semaine et les jours de fête, nettoyage des toilettes et des espaces communs, lavage et repassage du linge personnel… autant de motifs bons et valables pour la démarche que nous faisons. Voilà ce qui fait notre vie communautaire… comme dans la plupart de nos communautés.

Santos GARCÍA
(publié dans Présence Mariste N° 263, avril 2010)