Présence au Bangladesh

Les deux communautés de frères maristes

Arrivant au Bangladesh, les Frères se sont installés à Dinajpur, à Pirgacha et à Dhaka, tout spécialement pour apprendre la langue du pays. Maintenant qu’ils maîtrisent à peu près celle-ci, ils ont fait un discernement pour voir plus précisément la mission qu’ils assumeraient. Ils ont donc choisi de maintenir une communauté à PIRGACHA et d’en installer une nouvelle à SRIMANGAL.

PIRGACHA

(à 180 km au nord-ouest de la capitale) avec trois Frères.

Il s’agit d’une mission catholique du diocèse de Mymensingh qui se trouve au milieu de la tribu « Mandi » appelée aussi « Garos ». Cette région était encore, il y a peu de temps, une sorte de jungle. Les habitants étaient semi nomades. Maintenant les grandes forêts sont remplies d’ananas, de bananiers, de riz, etc.

Les frères Eugenio et Mark en compagnie de Mgr Ponen
Les frères Eugenio et Mark en compagnie de Mgr Ponen


Le père Eugène Homerich (de la Ste Croix) est arrivé ici depuis la fondation de la paroisse et s’est fait lui-même « Mandi » de cœur et de fait. Il encourage le droit des indigènes et les défend en favorisant leur éducation par une multitude d’écoles primaires et secondaires. En 2009, les Frères ont collaboré dans l’école secondaire de St-Paul en faisant des cours d’anglais et d’informatique pour les professeurs et les élèves. Deux Frères ont même pris la responsabilité de l’un des internats, vivant avec eux et comme eux. L’objectif, pour cette année 2010, est d’intensifier cette collaboration. L’évêque semble avoir l’intention de nous confier la responsabilité de l’école ; mais nous pensons que ce n’est pas encore le moment.

SRIMANGAL

(à 190 km au nord-est de la capitale) avec quatre Frères.

C’est ici le centre géographique des plantations de thé pour le Bangladesh. Les ouvriers de ces plantations sont arrivés de diverses régions de l’Inde au temps de la domination anglaise. Aussi, ils appartiennent à différents groupes tribaux avec diverses langues qui ne sont pas le Bengali. Depuis l’origine de ces plantations, ces travailleurs ont eu à souffrir beaucoup de discriminations : très bas salaire (actuellement moins de 50 centimes d’euro par jour), interdiction d’avoir quelques propriétés (maison, terre) et une éducation très pauvre.
Dans la plupart des plantations de thé, il y a de petites écoles avec un seul maître, une seule classe et deux périodes. La première pour les élèves de 1re et 2e année, alors que la seconde est réservée aux élèves de 3e, 4e et 5e année. L’immense majorité ne peut jamais atteindre le secondaire.

Fr Eugenio avec un groupe de jeunes danseurs
Fr Eugenio avec un groupe de jeunes danseurs

Notre objectif est de travailler à améliorer l’éducation de ces enfants. Durant l’année 2010, nous allons collaborer avec une petite école secondaire qui se trouve au centre de la mission (paroisse de Saint Joseph) et connaître de plus près la réalité de ces plantations, ses habitants et ses besoins éducatifs. En même temps, nous allons essayer de concevoir le projet de notre future mission avec ces gens.

Nous constatons que, depuis deux ans que nous sommes au Bangladesh, nous nous sentons bien accueillis par la population et par l’Église. Nous croyons que nous avons grandi en connaissance et appréciation mutuelles. La relation avec les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses a été d’une grande aide pour nous et pour définir notre mission.


D’après des notes du Frère Martí ENRICH
(publié dans Présence Mariste N° 263, avril 2010)