Les familles spirituelles : un nouveau visage d’Eglise ? « Vous serez mes témoins… »

Lourdes - 19 au 21 octobre 2007 : rencontre des familles spirituelles, religieux et laïcs. (« Présence Mariste » n°255, avril 2008)

VIVRE D’UN CHARISME SPIRITUEL

Je suis en lien avec les Frères Maristes depuis longtemps, dans l’établissement scolaire St Laurent de Lagny (Seine et Marne). Permettez-moi de vous faire part d’une expérience très forte, vécue du 19 au 21 octobre dernier. Je me suis retrouvée à Lourdes avec 1 500 participants : religieux, religieuses, laïcs, pour dialoguer, partager, chanter, prier, célébrer…
Religieux, religieuses, vous connaissez ! Mais pourquoi des laïcs dans ce même mouvement ? En fait, à travers les familles religieuses, c’étaient les laïcs qui étaient aussi interpellés. C’était une première dans notre Église de France. Notre présence voulait, à travers les familles spirituelles, témoigner de nouveaux visages de laïcs entraînés dans la mouvance d’un fondateur religieux. Le besoin de vivre selon un charisme particulier attire de plus en plus de laïcs.

UNEME FAMILLE

Mais pour moi, ce qui éclatait aux yeux de tous, c’était la joie, le bonheur de sentir que nous ne formions qu’une seule et grande famille, religieux et laïcs confondus.
L’avenir de notre Église passera par ces communautés nouvelles de laïcs qui trouvent dans les familles religieuses une force et un enseignement selon leurs aspirations.
L’avenir religieux aussi, car c’est au sein des familles passionnément croyantes et engagées, que s’éveilleront les vocations dont le monde a besoin. Cette certitude me comble et je ne peux que rendre grâce pour ces ouvertures nouvelles.

"VOICI QUE JE ME TIENS À LA PORTE ET JE FRAPPE" (Ap. 3,20)

Cette rencontre fut une communion intense qui trouva son apogée lors de l’Eucharistie célébrée par Mgr Ricard.

Colette Orlandi en compagnie de Frère Henri Réocreux lors d'une pause
Colette Orlandi en compagnie de Frère Henri Réocreux lors d’une pause


Mais le vécu de ces journées « d’euphorie » ne doit pas nous « anesthésier ». Je suis de plus en plus consciente que j’ai une responsabilité pour l’avenir qui doit se greffer sur les messages reçus. Le Seigneur « frappe à ma porte ». Saurai-je lui ouvrir ? À travers les appels qu’il m’envoie, les signes qu’il met sur ma route, saurai-je le reconnaitre ?
Les intervenants ont su faire réagir positivement en exposants les attentes des laïcs qui se sentent « appelés » à vivre en profondeur leur état de laïcs. Le Christ attend de ma part une réponse.

MAPONSE À L’APPEL

Mgr Ricard a fait ressortir les besoins des laïcs de se référer, de se greffer, à une famille spirituelle pour aider et soutenir cette réponse.
Cette réponse pour moi, trouve son épanouissement dans la spiritualité mariste. Attachée à l’Institut des Frères Maristes dans le cadre d’une équipe de laïcs que nous appelons « Fraternité ».
À Lourdes, à cette occasion, j’ai été fortifiée dans mon attachement à ma famille religieuse. Cet attachement a été guidé par l’Esprit Saint qui a mis les « Petits Frères » sur ma route. Les signes de Dieu dans ma vie et la disponibilité à ses appels ont fait le reste.
Aussi comme Marie, « mon cœur déborde de joie » car « mes yeux ont vu », mon âme a vibré à toutes ces ouvertures nouvelles qui font des laïcs, des témoins engagés et reconnus en Église.

Colette ORLANDI

(Publié dans « Présence Mariste » n°255, avril 2008)