Vocation : C’est quoi un Frère Mariste ?

Le frère est un laïc. Le frère donne son temps. Il écoute, il loue le Seigneur,… (« Présence Mariste » n°243, avril 2005)

frère ! avec un petit f !

Le frère est un laïc… puisqu’il n’est pas clerc ! Il est d’abord membre du Peuple de Dieu par son baptême. C’est donc un serviteur. Le frère, comme le veut Marcellin Champagnat est un bon citoyen au service de la FRATERNITE LIBRE : il se donne librement à Dieu et aux autres ! ; et EGALITAIRE : il accueille tout le monde ! Il est créateur de liens, de fraternité entre les hommes.

religieux avec un petit r

Comme religieux, son boulot c’est de « relier » et d’être « relié ».
- RELIER
les hommes, les femmes, les enfants, les jeunes, etc… : c’est la fraternité tout ce beau monde à Dieu : c’est le souhait de Dieu qui est Père ; c’est le souhait de Dieu qui est Fils, donc notre frère ; c’est le souhait de Dieu qui est Esprit et qui veut pour tous un même esprit de famille.
- ETRE RELIE
S’il n’est pas lui-même fortement « lié » à Dieu… c’est du pipeau !
S’il n’est pas lui-même fortement « lié » aux autres…
il n’est qu’une « cymbale retentissante »

Le frère est un point de jonction… à la croisée entre l’horizontale et la verticale. Il n’y est pas seul ! Jésus y est déjà ! D’où la première place à la crèche, à la croix, à l’autel. Point de jonction !… Point de liaison !…

- Relié à Dieu… pour mieux se lier aux hommes !
- Relié aux autres… pour mieux se lier à Dieu !

La règle d’or.

Dans la première lettre de St Jean :
- « Si quelqu’un dit « j’aime Dieu » et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas ! » (1 Jean 4,20)

  • « A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu, si nous aimons Dieu et mettons en PRATIQUE ses commandements. » (1, Jean 5,2)

mariste… avec un petit m.

dans les attitudes de Marie, la servante par excellence humilité d’une femme juive qui accueille la volonté de Dieu sur elle à l’Annonciation :
« Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole. »
simplicité d’une future maman qui rend visite à Elisabeth, sa cousine et avec qui elle chante les louanges de Dieu
« Mon âme exalte le Seigneur ! »
humilité d’une mère qui enfante dans une étable de Bethléem et qui éduque son enfant dans l’humble village de Nazareth.
Marie attentive aux noces de Cana
« Ils n’ont plus de vin »
et médiatrice entre l’ancienne et la nouvelle alliance inaugurée par son Fils.

  • Marie compatissante au pied de la Croix : Mère de Dieu, mère des hommes !

Concrétement ?

Le frère donne son temps
- Il écoute
- Il loue le Seigneur pour tout ce qu’il voit et entend, à la manière de Marie, spécialement chez toutes les personnes qu’il croise et qu’il ne choisit pas
(le frère ne choisit pas son frère : Dieu s’en est chargé !).
D’ailleurs un ami ne dit-il pas à un autre ami :
« Tu es mon frère »…
pour dire un lien plus fort que l’amitié, qui n’est pas négligeable non plus !
- Il passe beaucoup de temps à ETRE frère tout simplement. Ses actions, son silence, sa prière, ne sont que des petits signes de l’immense fraternité du Christ pour tout homme, qui est heureux de nous ramener au Père : son Esprit est à notre disposition !

Frères Jean Louis VIALATON et André VILLARD


(Publié dans « Présence Mariste » n°243, avril 2005)