Ras le bol des clichés !

Les lieux communs, ça suffit ! Si chacun d’entre nous vivait vraiment l’Évangile au quotidien, alors surgiraient d’autres vocations… (Publié dans « Présence Mariste » n°277, octobre 2013)

Les lieux communs, ça suffit !

Les Scandinaves sont blonds aux yeux bleus…
La nuit, tous les chats sont gris…
Les Asiatiques sont petits et travailleurs…
Les Anglais sont froids et les Français, bavards…
Avoir la vocation, c’est être curé ou bonne sœur…

Voici quelques lieux communs, poncifs, stéréotypes qui, non seulement émaillent notre conversation mais surtout, par un a priori, un jugement tout fait, nous empêchent de réfléchir.

garçons costumés

Ainsi lorsqu’on entend le mot « vocation », voilà un mot qui nous fait peur. Et apparaît alors l’image du « curé », de la « bonne sœur » comme si il n’y avait rien d’autre. Alors nous constatons bien que ce mot est passé, comme beaucoup d’autres, du vocabulaire religieux au langage courant, « mon métier, c’est plus qu’un métier, c’est une vocation…. »

Pompier, médecin, chercheur, nombreux sont les exemples de ceux et celles qui parlent de leur métier comme une vocation…

  • plongeur-démineur, plus qu’un métier, une vocation…
  • aide-soignante, c’est vraiment un métier de vocation… Et Stendhal d’affirmer : « la vocation c’est avoir pour métier sa passion ».

D’ailleurs la Fondation de la Vocation a été créée en 1960 pour aider hommes et femmes à faire de leurs rêves une réalité.

Un métier-vocation apparaît comme l’exercice d’un métier qui demande abnégation, don de soi aux autres, service, dévouement, esprit de corps, ténacité et travail dans l’ombre….

Pour le chrétien, la vocation est d’abord vivre de son baptême, c’est alors que commence une grande aventure, l’aventure chrétienne. Le baptême nous confie une vocation de grandeur.

2 garçons et 1 fille

Baptisé(e), je reçois de Dieu la vocation à annoncer l’Évangile par ma vie de tous les jours, et c’est dans cet exercice que certains ou certaines développent une manière spécifique de la vivre au service de l’Église. Ils ressentent un attrait particulier pour l’action (apostolat) ou la prière (contemplation). Et cela conduit à la diversité des vocations particulières de prêtres, de diacres, de religieux, de religieuses, de moines, de missionnaires ou de laïcs engagés…

Voilà la vocation primordiale, première, essentielle que j’ai à vivre en tant que chrétien baptisé. Vocation de tout chrétien… Et si chacun d’entre nous vivait vraiment l’Évangile au quotidien, alors surgiraient d’autres vocations…

Et toi qu’en penses-tu ? Quel sens veux-tu donner à ta vie ? Veux-tu être semeur d’espérance ? C’est ce que nous te proposerons dans les prochains numéros, car Semer l’Espérance veut être un message positif pour l’humanité de notre temps tout en prenant conscience de la réalité la plus proche. bandeau de site

Pour l’équipe vocation France, F. Joël CAPON-THIEBAUT
(Publié dans « Présence Mariste » n°277, octobre 2013)