Formation conjointe : frères-laïcs

Échos d’une expérience (Présence Mariste N° 261, octobre 2009)

Cette formation s’est déroulée à Saint Paul Trois Châteaux (26), du 26 avril au 27 mai 2009. Elle a réuni 11 Frères et 7 laïcs (4 femmes et 3 hommes). Les deux laïcs du Canada, Véronique et Robert, ont bien voulu évoquer pour Présence Mariste cette expérience de formation.

Ce que tu as surtout apprécié lors de cette session (ambiance, esprit, contenu) ?

Robert :
Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres. Cette formation a été un temps fort d’intégration personnelle et d’ouverture aux autres. Un désir commun de partager et de chercher ensemble les chemins nouveaux était très présent.

Véronique :
Nous avons été accueillis en toute simplicité, avec beaucoup d’authenticité, de respect et d’amour. Même si j’étais en « minorité visible », étant la seule jeune femme, je me suis tout de suite sentie chez moi. Chaleureux, les Frères m’ont accueillie avec beaucoup de générosité. Tous prenaient soin des uns et des autres, comme une famille… L’équipe avec qui j’ai vécu l’expérience était magnifique !
La formation a abordé un ensemble de thèmes importants pour nous : Intégration, Foi, Vocation et Spiritualité, Mission, Relation avec les autres. Une bonne organisation dans laquelle nous étions impliqués… Les sorties-pèlerinages faisaient partie intégrante du processus de formation. Quelle belle occasion, aussi, pour moi de découvrir le pays !
Le pèlerinage à Notre Dame de L’Hermitage, à La Valla et à Marlhes fut exceptionnel. Un rêve devenu réalité. Il n’y a pas de mot pour décrire une telle sensation. Dans un décor enchanteur, marcher sur les pas de Marcellin, c’est redécouvrir le fondateur, son Institut, toute la ténacité de ce dernier et renforcer notre appartenance mariste.

Véronique, Robert et Frère Réal, en pèlerinage à La Valla
Véronique, Robert et Frère Réal, en pèlerinage à La Valla

Ce qui t’a étonné en positif ou en négatif ?

Robert :
Je fus surpris par la diversité mariste. Même si la langue était un obstacle, cette situation aidait bien souvent à clarifier certaines idées.

Véronique :
À ma grande surprise, l’ouverture dont ont fait preuve tous les Frères (participants et résidents de la maison) m’a étonnée. L’égalité entre les Frères et les Laïcs m’a également beaucoup impressionnée. Nous sommes complémentaires et chacun est unique.

Ce que tu as moins bien apprécié ?

Véronique :
J’aurais aimé revenir plus outillée pour bien transmettre le charisme mariste, car je débute dans la vie mariste. J’aurais voulu plus d’actions concrètes, un « comment faire ». Ensuite, dans le groupe, il faudrait plus de femmes. Elles apportent de nouveaux points de vue et une sensibilité maternelle qui leur est propre. Il faut aussi se tourner vers les jeunes, car ce sont eux la relève.

Une telle expérience ouvre-t-elle d’après toi, des perspectives nouvelles pour le partenariat laïcs-frères ?

Robert :
Cette expérience est très positive, car elle nous arme pour retourner chez nous. Je constate, chez tous, laïcs et frères, un grand désir de travailler ensemble, quel que soit le pays.

Véronique :
Une telle formation renforce les liens entre frères et laïcs.

Toute l'équipe au travail, ensemble
Toute l’équipe au travail, ensemble

La dimension internationale du groupe a-t-elle apporté quelque chose de particulier à cette expérience de partenariat frères-laïcs dans l’institut ?

Robert :
Oui, nous allons vers des communautés plus ouvertes et nous avons vécu une sorte de microcosme de la vie mariste.

Véronique :
La dimension internationale nous apporte une toute autre connaissance du monde mariste. Un livre ne remplacera jamais un témoignage et une relation humaine.

Propos recueillis par Frère Réal SAUVAGEAU
(paru dans Présence Mariste, N° 261, octobre 2009)