La famille mariste

Frères, Pères, Sœurs Maristes, quels liens ? quelle histoire ? Une présentation de toutes les branches de la Famille Mariste… (Présence Mariste n°273, oct. 2012)

La « Société de Marie » est née le 23 juillet 1816, aux pieds de Notre-Dame de Fourvière, à Lyon.

Fourvière de 1816, lieu de la Promesse
Fourvière de 1816, lieu de la Promesse

Les fondateurs : un groupe de 12 séminaristes, dont Jean-Claude Colin et Marcellin Champagnat.
Ils voient grand : cette « Société de Marie » dans laquelle ils s’engagent ce jour-là doit réunir des Prêtres, des Frères, des Sœurs et un tiers-ordre de Laïcs.
Une « famille » à quatre branches, donc.
Ce qui les soude est leur idéal spirituel : se mettre comme Marie au service de l’Église, par un travail discret, caché, mais dynamique et généreux.

Les Frères Maristes

Marcellin Champagnat faisait partie du groupe des 12 de Fourvière. Tout jeune prêtre (il a été ordonné la veille, 22 juillet 1816), il ne tarde pas à réaliser le projet qui lui tient à cœur : former des instituteurs et des catéchistes pour les écoles des campagnes.

Marcellin Champagnat
Marcellin Champagnat

Dès le 2 janvier 1817, les Frères Maristes existent. Religieux sans être prêtres, les quelques 3800 Frères Maristes d’aujourd’hui travaillent en 79 pays, dans les écoles et dans bien d’autres projets éducatifs, de développement et de catéchèse.

"Je ne peux pas voir un enfant sans lui dire combien Dieu l’aime ! "

Les Pères Maristes

Fonder une Société portant le nom de Marie « pour répondre aux grands besoins des peuples » : avec Jean-Claude Colin, le projet prend corps. Dans une France déchristianisée, les Pères Maristes animent des missions dans les campagnes, créent des écoles. En 1836, ils acceptent de partir pour l’Océanie à la demande du Pape. Le Père Favre, premier successeur du Père Colin, soutiendra les pionniers.

Jean-Claude Colin
Jean-Claude Colin

Ils sont environ 1 100 aujourd’hui répartis sur tous les continents.

"Avec Marie, nous sommes engagés sur le chemin de Jésus pour poursuivre notre recherche de Dieu ’inconnu et caché’ au plus profond de notre cœur et pour le coudoyer dans le quotidien de nos vies."

Les Sœurs Maristes

Fondée à Cerdon en 1817, la Congrégation se développe ensuite à Belley, dans l’Ain. Elle reconnaît comme fondateur Jean-Claude Colin, vicaire de Cerdon, et comme fondatrice Jeanne-Marie Chavoin.

Jeanne-Marie Chavoin
Jeanne-Marie Chavoin

400 Sœurs Maristes, présentes aujourd’hui en Europe, en Océanie, en Amérique et en Afrique, vivent leur mission ecclésiale, particulièrement auprès des jeunes, des familles, des malades, des pauvres et des exclus.

"Notre Congrégation se caractérise par le désir de faire du mystère de Marie dans l’Église l’inspiration quotidienne de sa vie et de son action, et non par une œuvre déterminée ou par une forme particulière du culte marial."

Les Sœurs Missionnaires de la Société de Marie

Elles ont aussi été fondées grâce à la persévérance d’une femme dont la vision du monde dépassait de loin les perspectives de son temps, Françoise Perroton, une Lyonnaise de 49 ans.

Françoise Perroton
Françoise Perroton

Et c’est en Océanie même que va prendre forme de manière indépendante la congrégation religieuse qui s’appelle maintenant Sœurs Missionnaires de la Société de Marie. La Congrégation compte aujourd’hui près de 500 sœurs venant de tous les continents et présentes dans 27 pays.

"Dans le respect et le dialogue, nous essayons d’être liens de communion entre les peuples, les races et les cultures, et témoins d’amour universel." (Constitutions, 22)

Les Fraternités

Dès l’origine, des Laïcs ont voulu vivre de l’esprit mariste, ils ont formé des groupes autour des religieux (Pères, Frères, Sœurs). Ces groupes ont pris - et ont gardé - des formes variées : en tel pays, il s’agit d’un Tiers-ordre, en tel autre de Fraternités… Mais, quel que soit leur nom, ces équipes rassemblent des hommes et des femmes, mariés ou célibataires, qui veulent s’inspirer de l’intuition mariste pour vivre leurs engagements de Laïcs dans l’Église et le monde. En équipe, ils partagent leur foi, leur réflexion, leur prière, leur amitié.

Fourvière de 1816, lieu de la Promesse
Fourvière de 1816, lieu de la Promesse

Autour des Frères Maristes, la Famille Mariste Champagnat est un mouvement de Laïcs, non réservé à une élite : elle reçoit tous ceux qui reconnaissent Marie pour Mère et qui veulent, avec d’autres, partager la spiritualité de Marcellin Champagnat pour travailler ensemble à réaliser, au mieux, leur vocation de chrétien et leur mission propre de mariste.

Au fil de ses publications, sous la rubrique « Famille », Présence Mariste réserve toujours une ou deux pages pour les nouvelles de la Famille Mariste…

Michel DUCHAMP

(Publié dans « Présence Mariste » n°273, octobre 2012)