Les Pères maristes : au rendez-vous de l’avenir

Les Pères maristes font le point de leur situation actuelle

Pour les Pères Maristes, l’année 2009 a été marquée par le chapitre général qui s’est déroulé à Rome en septembre. En le préparant, les communautés ont découvert son enjeu qu’annonçait son thème : « Comment chanter un chant du Seigneur en terre étrangère ? » (Ps. 137,4).
Nous constatons que nos divers ministères évoluent partout dans un déplacement culturel plus que géographique. Ils consistent à vivre au milieu des hommes de ce temps, souvent au-delà des structures traditionnelles d’Église… « Inconnus et comme cachés ». Aujourd’hui, plus de 40 ans après le Concile, ce n’est pas seulement de la petite Société de Marie dans son cercle, ce n’est pas seulement de l’Église dans le monde qu’on attend une forme de présence qui soit humble, c’est Dieu lui-même qui est maintenant caché et inconnu de nos contemporains.

Le nouveau conseil général
Le nouveau conseil général

UNE VOCATION
Fondée par Jean-Claude Colin et ses compagnons, dont Marcellin Champagnat, la Société de Marie a, dès ses origines, fait la rude et riche expérience des terres étrangères pour transmettre la Bonne Nouvelle dans des langages et des cultures si contrastés, mais avec des défis qui ont stimulé l’esprit missionnaire : dans les paroisses déchristianisées, en éducation, dans les nombreux ministères de proximité avec les plus pauvres, les malades, les prisonniers, jusque dans la lointaine Océanie. Envoyés dans ces « terres étrangères » où se vit aujourd’hui notre mission, à la manière de la Vierge Marie, devenir des témoins de vie simple et modeste, donner notre confiance à Dieu, écouter la Parole, vivre la solidarité avec les petits de notre monde et la coopération fraternelle avec les laïcs qui partagent nos projets et nos engagements missionnaires.

SITUATION ACTUELLE
Au 1er juin 2009, nous étions 1 012 membres profès, dont 367 de moins de 60 ans. Vers 2 017, la Société de Marie comptera moins de 800 religieux, 220 ayant moins de 60 ans, dont la moitié d’entre eux seront des Océaniens. Il faut bien le reconnaître, nous vivons une situation critique, la plus difficile depuis notre fondation officielle en 1836. Nous sommes cependant convaincus que l’œuvre dans laquelle nous sommes engagés est celle de Marie, qu’elle a sa raison d’être aujourd’hui, et que nous sommes appelés, de manière renouvelée, à nous laisser profondément imprégner par son esprit.

DES PRIORITÉS
Pour les huit prochaines années, trois objectifs majeurs ont été fixés par le Supérieur Général et son conseil :
1. L’approfondissement de notre identité mariste, pour qu’elle inspire plus réellement notre vie communautaire et nos engagements. C’est notre raison d’être.
2. La mise en œuvre d’une pastorale active des vocations, condition indispensable pour que se poursuive, avec de nouvelles générations, notre mission dans l’Église.
3. Une révision de la gouvernance à tous niveaux et un recentrage de nos ministères pour un meilleur service de la mission qui nous revient comme Maristes.

FI POUR LE TEMPS QUI VIENT
Présente sur les cinq continents, la congrégation des Pères maristes, confrontée à des changements rapides, poursuivra donc sa route. Être mariste, c’est accepter qu’une référence fondamentale à Marie informe, comme elle l’a fait pour Jean-Claude Colin, notre manière d’être disciple du Christ. Enfin, nos fondateurs nous le rappellent avec force : c’est Marie, et non pas nous, qui est l’inspiratrice de la Société de Marie et de sa mission : avec elle, appelés à être ferment d’Évangile.

Père Roger WILHELM, SM
(paru dans Présence Mariste N° 265, octobre 2010)

Vos témoignages

  • QUARRE philippe 1er septembre 2012 17:29

    il est malheureux de constater "l’etat critique des vocations (hors OCEANIE )et donc l’influence de la congregation des MARISTES ; ainsi qu’il est dit par le pere ROGER WILHELM force est de constater que l’inertie aux changements , le repli sur soi-meme et les certitudes doctrinales pour ne pas dire le « sectarisme » de cette congregation , alliès a un « decrochement » avec la jeunesse peuvent en grande partie expliquer ce regrettable etat de fait ( egalement les precisions données , quant à la « pyramide » des ages sont aussi une composante de ce repli religieux et culturel dont l’occident a pourtant tant besoin …….) quel gachis !!!lorsque , comme moi , l’on a été l’eleve-interne de ces peres pendant plusieurs années , a N D DE BURY et que l’on a pu entrevoir malgré mon jeune age d’alors les hautes qualités morales et intellectuelles , pour la plupart d’entre eux qui pourtant auraient été si utiles pour une société qui debutait son declin moral et spirituel !! alea jacta est , ainsi parlait l’ecclesiaste !!!