Le musée d’Océanie à la Neylière (Pomeys-69)

Un musée qui vaut le détour. (« Présence Mariste » n°256, Juin 2008)

La rubrique ’Famille" présente des réalités vécues dans les diverses branches de la Société de Marie. Il nous a paru intéressant d’évoquer ici le musée d’Océanie, situé dans la maison des Pères Maristes, à la Neylière (69).
L’article ci-dessous est paru dans la revue Missi (N°98-2e-3e trimestres 2007). Nous remercions vivement le directeur de Missi et M. Schneider de nous avoir permis de reproduire cet article.
Ce dernier est le Président du “Groupe d’Animation du Musée d’Océanie”, nom officiel, depuis 2006, de l’Association loi 1901 qui gère ce musée. Nous ne pouvons que vous encourager à le visiter.

La Rédaction

Le Musée d’Océanie de la Neylière, inauguré en 1971 avec solennité, est l’œuvre du Père Patrick O’REILLY, de ses amis architectes, Claude et René DESSINER, et du Père Michel DESVIGNES.

Origines variées, publics diversifiés
Dans quatre salles sont rassemblés des objets venus surtout de Nouvelle-Calédonie, du Vanuatu, des îles Salomon. Wallis et Futuna, Samoa, Tonga et Fiji sont aussi représentés. Ces deux régions d’origine, mélanésienne et polynésienne, donnent une grande variété de productions.

Salle 1 du musée : tambour vertical du Vanuatu, statue de Salomon, poutre faîtière (Nouvelle-Calédonie)
Salle 1 du musée : tambour vertical du Vanuatu, statue de Salomon, poutre faîtière (Nouvelle-Calédonie)

Les conditions du voyage vers les antipodes à l’époque de la navigation à voile sont reconstituées dans une des salles : carte-journal du voyage de 1841, cabines et objets à bord, cargaison, matériel et objets de la mer…

Visiteurs variés
L’année 2006 a été marquée par d’importants travaux de rénovation en électricité, menuiserie et peinture pour la plus grande satisfaction des visiteurs.
Le musée est ouvert à un public varié venu sur rendez-vous et toujours pour une visite guidée :

  • les bambins encore essoufflés des jeux dans le parc voisin, ébahis devant des objets d’un autre monde ;
  • les farouches défenseurs du “bon sauvage perverti par la décadence des Occidentaux” ;
  • les spécialistes admiratifs devant les fines incrustations de nacre, les coloris non défraîchis, l’ingéniosité des objets artisanaux, “cet art spontané” ;
  • le groupe venu caser 30 minutes de visite dans une journée de voyage très chronométrée ;
  • les journalistes, rédacteurs ou écrivains, venus peaufiner un article urgent sur les antipodes ou chercher une photo typique — du Vanuatu par exemple ;
  • les étudiants venus pour 45 minutes ; leur visite va durer le double : “quel musée, si loin de la grande ville !” ;
  • sœurs, frères ou pères maristes venus pour une retraite ou du repos, étonnés ou fiers de leurs missionnaires et de leur travail.
    Salle 2 - Vitrines : sceptres, plat à Kawa, chasse-mouche royal de Samoa, Tonga
    Salle 2 - Vitrines : sceptres, plat à Kawa, chasse-mouche royal de Samoa, Tonga

Avec le monde entier
Les plus passionnés et passionnants des visiteurs appartiennent à la sphère muséographique : spécialistes du Quai Branly ou du musée de l’Homme parisiens arrivés pour un inventaire des photos anciennes — 2 500 sur plaques de verre des années 1880 à 1950 — et des milliers d’objets exposés ou en réserve. Des contacts réguliers sont entretenus avec le musée GUIMET de Lyon.
Récemment des responsables du Centre culturel Jean-Marie TJIBAOU de Nouméa ont beaucoup apprécié les documents anciens des archives — entre autres les lettres des missionnaires de Nouvelle-Calédonie des années 1850-1860 — et les multiples objets exposés.

Prix pour le sauvetage
Le sauvetage d’une partie des photos anciennes sur verre et couche de gélatino-bromure ont valu un prix, décerné en 2006 par le magazine Le Pèlerin. Une aide de l’Union européenne est accordée pour le même objectif mais aussi pour un inventaire scientifique des collections exposées et en réserve.

Philippe SCHNEIDER
(publié dans Présence Mariste n°256, Juin 2008)


Adresse :
La Neylière - 69590 POMEYS
Tél. 04 78 48 40 33

Vos témoignages

  • Le musée d’Océanie à la Neylière (Pomeys-69) 9 juillet 2011, par Madame Villisseck Monique

    Bonjour, J’habite au Mont Dore en Nouvelle Calédonie. Je fais des recherches sur les Pères Maristes dans les débuts de la mission- plus spécifiquement- sur le Père Chapuis André.Malheureusement mes recherches en Nouvelle Calédonie sont bloquées, faute de certains documents. Donc je me permets de faire appel à vous pour savoir dans quelles conditions on peut consulter vos documents( sachant que je ne peux pas me déplacer en France)ou tout simplement avoir une réponse sur ce Père. Je vous remercie de votre attention. Madame Villisseck Monique

    • Chère Madame, je réponds à votre demande sur le Forum de « Présence mariste » en tant que membre de l’équipe du Musée d’Océanie à La Neylière. Voici les informations que l’on trouve dans l’anthologie des « Lettres des Missionnaires maristes en Océanie », recueillies par Ch. Girard (2008), sur le Père André Chapuy, et que vous avez sans doute. Il a fait profession religieuse en 1847 et est décédé en 1882 à l’Ile des Pins. Il est arrivé en Nouvelle-Calédonie dès 1848. La notice qui le concerne le décrit comme « bon bricoleur : il construit une scie hydraulique, un bateau à vapeur et bien des innovations précieuses pour sa mission, essentiellement dans l’Ile des Pins ». Son nom apparaît dans deux lettres, l’une du P. Gilbert Roudaire (1849), o.c. p. 629 et l’autre du P. Bernin (1850), o.c. p 633. Il y est fait état de son retrait de la mission d’Anatom et de sa participation à la fondation de la nouvelle mission dans l’Ile des Pins. Peut-être y a-t-il plus de renseignements dans l’édition complète des mêmes lettres en 10 volumes. De toutes façons, il sera utile de consulter le P. Bernard Bourtot, archiviste de la région de France (bourtotb orange.fr) et le P. Carlo Maria Schianchi, archiviste général de Rome (archives maristsm.org). Cordialement, jb jolly pour le site maristes-france.org

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