Les Pères Maristes en Nouvelle-Zélande

Le P. John Craddock nous présente la réalité actuelle des Pères maristes en Nouvelle-Zélande. (Présence Mariste n°272, juillet 2012)

Le P. John Craddock est membre de la Communauté qui anime l’Hermitage depuis deux ans. Il va terminer sa mission en France et avant qu’il ne reparte dans son pays, il nous présente la réalité actuelle des Pères maristes en Nouvelle-Zélande.
 

Au moment où j’écris cet article, sur la page web du jour de la Société de Marie en Nouvelle-Zélande, il y a neuf articles à lire…

Le P. John montre les Antipodes…(photo D. Berne)
Le P. John montre les Antipodes…(photo D. Berne)

Pat Devlin est pressé de rejoindre la mission Mariste en Thaïlande.
John Larsen reçoit la médaille internationale de la Justice.
Un nouveau règlement remplace la discipline traditionnelle au Collège St Patrick (Silverstream).
Le noviciat Mariste est transféré à Greenmeadows (Hawkes Bay).
Le Premier Ministre inaugure de nouveaux locaux au Domaine viticole de la Mission.
Les Pères Maristes de N-Z déplacent leur administration.
La Société de Marie étudie de nouvelles structures gouvernementales.
Le révérend Mac Donald est nommé nouveau coordinateur laïc.
Enfin, l’évêque de Christchurch choisit la Paroisse Mariste comme cathédrale et confie celle du Sacré-Cœur aux Maristes.

Pour moi, dans la lointaine France, cela donne un bel aperçu de la vie de notre Province fondée par les Missionnaires Maristes français en 1838. Ces articles témoignent de la vitalité, de la créativité, de l’effort missionnaire et du développement de l’influence des laïcs dans le pays et à l’étranger… C’est le résultat d’années d’efforts au service de l’Église.

Dans le milieu scolaire …

Nos 145 Maristes concentrent leur ministère auprès la jeunesse et dans l’éducation avec une préférence pour les paroisses de mission. Notre ministère déborde parfois plus largement dans la société au-delà des structures traditionnelles de l’Église.
Nous nous rappelons de l’appel originel des Maristes français envers les Maoris dans six centres auxquels nous donnons la priorité.
Nous vivons en communautés de quatre membres ou plus, ce qui nous assure un environnement porteur pour notre vie et notre ministère.

L’éducation de la jeunesse implique des liens étroits avec « Logos » et « Challenge 2000 », groupes maristes animant nos 9 établissements.
Cette démarche vise à garder bien vivant le charisme Mariste dans ces établissements dirigés aujourd’hui par des laïcs.
Nous avons encore quelques religieux qui enseignent dans ces écoles. Par ailleurs, dix Maristes enseignent au Séminaire ainsi qu’en formation théologique à Auckland.

…Et en paroisse

Après l’installation de douzaines de paroisses au « temps de la mission », nous les avons remises aux diocèses.

Aujourd’hui, nous desservons 18 paroisses missionnaires, principalement dans la partie Nord, en ville ou dans des endroits reculés et difficiles. Notre ministère touche des sphères de la société comme les centres catéchétiques, les équipes missionnaires, les cliniques, les prisons, les centres de retraites et de prières, les projets sociaux et les médias.

Dans la grande famille mariste

La maison Pompallier en N. Zélande
La maison Pompallier en N. Zélande

Nous gardons des liens très étroits et très forts avec nos confrères d’Océanie et d’Australie, échangeant personnel et ressources. Nous conservons aussi des liens avec toute la Famille Mariste par des rencontres régulières et festives. De cette manière, perdure le rêve primitif d’une Société de Marie chère à nos fondateurs.

En Nouvelle-Zélande, nous essayons d’atteindre cet idéal en nous adaptant, même dans la souffrance, aux besoins d’un monde en mutation, à l’appel prophétique de l’Église ainsi qu’à celui de la Société.
Nous sommes conscients de notre héritage français, aussi continuez à prier pour nous qui sommes aux antipodes.
Amen

P. John CRADDOCK, sm
Traduction F. Louis DESTOMBES

(Publié dans « Présence Mariste » n°272, juillet 2012)