Des réponses concrètes

PM 295 C1 logo Des Communautés Internationales ont été mises en place. Un effort a été fait pour assurer une présence auprès des enfants des rues. De nouvelles communautés font le pari de témoigner de la fraternité universelle en vivant au jour le jour la richesse de vivre une mixité de tous ordres. (Présence Mariste n°295, avril 2018)

Comme vous pouvez le lire dans les orientations du Chapitre général (cf. p. 17), la volonté de l’Institut est claire : « Nous croyons en notre mission évangélisatrice qui nous presse de répondre à la clameur des enfants et des jeunes d’une manière nouvelle et créative pour aujourd’hui ; et en notre présence engagée, préférentielle et cohérente parmi les enfants et les jeunes, dans les périphéries géographiques et existentielles ».
F André THIZY
F André THIZY

Dès 2016, dans la perspective du bicentenaire de la Congrégation, ont été mises en place les Communautés Internationales pour un Nouveau Commencement : Le programme Lavalla 200. Aujourd’hui, ce programme compte six communautés dans les banlieues, à Syracuse (Italie), à Capetown (Afrique du Sud), à Moinesti (Roumanie), à Sydney (Australie), à Tabatinga (Brésil) et à New York (États-Unis). Les caractéristiques de ces nouvelles communautés sont au niveau des implantations, de l’internationalité et de la mixité.

Au niveau des implantations

Le choix de lieux périphériques tels que des quartiers difficiles comme c’est le cas à New York pour des enfants et famille menacées d’expulsion, des lieux de grande pauvreté comme à Tabatinga (avec des indigènes) et à Sydney (avec des aborigènes) ou des lieux d’accueil de migrants comme à Syracuse (voir page suivante).

À ces nouveautés, il faudrait ajouter ce qui se fait déjà depuis de nombreuses années dans l’effort d’une présence auprès des enfants des rues, auprès des gitans ou dans les Centres sociaux. On peut penser aussi à l’initiative déjà ancienne d’une présence auprès de lieux stratégiques pour la défense des droits des enfants (présence auprès de l’ONU à Genève). On peut bien sûr y ajouter le Projet Fratelli au Liban, dont Présence Mariste a déjà parlé.

Au niveau de la mixité et de l’internationalité

Ces nouvelles communautés font le pari de témoigner de la fraternité universelle en vivant au jour le jour la richesse (et la difficulté) de vivre une mixité de tous ordres, c’est-à-dire au niveau de la vocation (Laïcs et Frères ; hommes et femmes), de la culture (venant de pays très différents) et bien sûr de langues. Pour ceux qui s’engagent dans cette « aventure », la Congrégation exige maintenant une formation intense entre Frères et Laïcs.

Témoigner de la fraternité universelle à Syracuse
Témoigner de la fraternité universelle à Syracuse

Dans l’esprit d’un corps global, il n’y a plus une dynamique où chaque Province était autonome dans ses choix de mission. Maintenant, c’est l’Institut en tant que tel qui choisit ces nouvelles implantations et qui fait appel à des Frères et à des Laïcs volontaires.

Là encore, tout n’est pas strictement nouveau. En effet, en plus de ces six communautés, il y a des Frères maristes et des Laïcs volontaires qui travaillent dans ce même esprit (mais sans faire communauté) en Asie : au Cambodge, au Sri Lanka et aux Philippines. De même, dans le cadre du projet « Ad Gentes » des dizaines de Frères étaient déjà dans cette perspective. On le voit donc, le dernier Chapitre Général s’inscrit dans cette dynamique déjà existante de la nouveauté des communautés pour lui apporter tout le soutien nécessaire, pour lui donner encore plus de légitimité et surtout permettre plus de réalisations concrètes.

F. André THIZY
(Publié dans « Présence Mariste » n°295, avril 2018)