St-Etienne, Valbenoîte : « Dis, tu viens jouer avec moi ? »

A l’école de Valbenoîte de St Etienne, les enfants apprennent à jouer solidaires. ( « Présence Mariste » n°253, octobre 2007

Apprentissage du jeu solidaire

Avec les enfants de Maternelle

A l’école de Valbenoîte de St Etienne, les enfants apprennent à jouer solidaires. Chaque année, un projet réunit les cinq classes de l’école maternelle. Ainsi, au fil des années, les enfants ont participé à des activités "cirque" aux Olym’ puces (trois jours d’ateliers sportifs) ou mis en place une expo "l’art des corps".
En septembre dernier, le jeu était choisi comme fil conducteur.

Les objectifs de départ de notre projet

  • Découvrir le plaisir de jouer ;
  • Découvrir des jeux traditionnels ;
  • Accepter et respecter les règles ;
  • Accepter les autres ;
  • Accepter de perdre ;

Jeu coopératif, « le potager »

Comme chacun sait, le jeu est important dans la construction de la personnalité. C’est en jouant que l’enfant apprend la vie de groupe, le respect de l’autre.

Mettre en place un tel projet demande des activités adaptées à chaque niveau. Les petites sections découvrent le plaisir de jouer, mais aussi la numération, par l’utilisation du dé. Les enfants apprennent à attendre leur tour, mais ne pensent pas encore à mettre en place des stratégies. Les moyens et les grands, quant à eux, s’impliquent dans le jeu. Ils sont capables d’analyser des situations afin de mettre en place une stratégie.

L’apprentissage des jeux

Nous avons fait appel, pour ce projet, à un animateur de ludothèque. Chaque jeudi après-midi, Denis prenait en charge une quinzaine d’enfants. Nous avons fait le choix de grouper les enfants par âge, afin d’aller le plus loin possible dans la démarche du jeu.

Denis apportait un certain nombre de jeux : jeux de société « traditionnels », course de petits cochons, par exemple. Mais aussi des jeux coopératifs, "le potager", où les enfants s’efforcent de remplir leur panier de fruits avant l’arrivée du corbeau. Une présentation du jeu et de la règle était faite. Les enfants prenaient le temps de jouer, mais pouvaient également, au cours de la semaine, retrouver ces jeux, puisque Denis les laissaient à notre disposition.

Prolongements avec d’autres activités

Dans la même période, chaque enseignante mettait en place des activités autour du jeu ; au cours des séances d’éducation physique, par exemple. Ainsi, dans la cour, en fin d’année, les enfants organisaient une partie de "clé de saint Georges" ou de "tomate" sans faire appel à un adulte.

Aide utile d’un animateur

Au cours de la journée porte ouverte du mois de mai, les jeux étaient présentés aux parents. Ce sont les enfants eux-mêmes qui donnaient les règles.

Initiatives à poursuivre

Comme souvent, lors de ces projets, nous avons un regret… On voudrait bien continuer ! Les enfants ont, bien sûr, pris plaisir à jouer mais aussi, selon leur âge, ont apprécié et progressé dans les activités. Nous avons déjà parlé des plus jeunes, qui devaient d’abord apprendre à attendre leur tour, puis à repérer les nombres sur le dé… Cela ne vient pas en un jour ! De même, pour les plus grands, on aurait pu créer de nouveaux jeux, ou organiser des échanges avec d’autres classes… Tout cela fera peut-être le départ à un nouveau projet !

Chantal GANZHORN

(Publié dans « Présence Mariste » n°253, octobre 2007)