Dans la vie du collège d’Issenheim

Issenheim, petite ville de 3 500 habitants en Alsace, possède le Collège Champagnat. Les Frères sont présents depuis 1939. La direction est assurée maintenant par des laïcs. (« Présence Mariste » n°279, avril 2014)

Issenheim, petite ville de 3 500 habitants au sud de Colmar dans les environs de Guebwiller en Alsace, possède le Collège Champagnat, avec 800 élèves environ dans le Secondaire et 500 dans le Primaire. Les Frères dont présents depuis 1939. La direction est assurée maintenant par des laïcs.

Une Miss comme enseignante

Dominique Kammerer
Dominique Kammerer

Il régnait une agitation un peu particulière, ce 14 octobre 2013, au sein de la classe de CE2 en français et allemand pour ce cours en dialecte alsacien avec Delphine WESPISER (Miss France 2012).

Les élèves ont accueilli la Miss avec un chant en langue allemande "der singende Delphin". Après ce chant de bienvenue, Delphine WESPISER, avec beaucoup de charme et d’élégance, a salué le jeune public en alsacien. La « maîtresse d’un jour » a commencé son intervention en présentant des figurines issues de sa mallette pédagogique. Les enfants se sont pris au jeu et ont repris en cœur les différents mots
« ça c’est un bébé… Das isch a Bubbala, c’est une pantoufle… das isch a Schàppala, c’est un biscuit de Noël… das isch a Bredala, … ».

Puis, après avoir repéré l’ensemble des mots, ceux-ci ont été chantés sous forme d’une comptine "isch das nit a …. Doch das isch a …".

Initiation à la langue alllemande
Initiation à la langue alllemande

À l’issue de cette heure de cours les élèves ont été félicités pour leur bon niveau de connaissance. Puis ce fut le tour des questions avec l’invité :
« À quel âge avez-vous voulu être Miss France ? »
« J’ai voulu l’être pour mes 19 ans et j’ai réussi à 19 ans. Cela prouve que l’on peut y arriver quand on le veut ».
« Aimez-vous les animaux ? »
« Oui, j’aime tous les animaux, si vous en avez, prenez-en soin, soignez-les et ne leur faites jamais de mal. Pour Noël, ne demandez pas qu’on vous offre un animal ».

Il ne manquait que la traditionnelle séance d’autographe, la remise de petits cadeaux et d’un beau bouquet de fleurs avant de poser pour la photo souvenir. La classe a reçu un poster afin de se souvenir de cette leçon particulière en dialecte avec Delphine WESPISER qui fait la promotion du dialecte alsacien dans diverses écoles alsaciennes.

Elle en a été remerciée par le Directeur qui a aussi souligné sa simplicité et son humilité avant de faire une courte visite de l’établissement (notamment au restaurant scolaire devant des élèves tout ébahis…"c’est Miss France ?!" et d’être invitée à prendre le repas au sein de l’Institution (léger car Delphine est végétarienne !).

Dominique KAMMERER

Un prodigieux voyage au carrefour de la littérature, de la peinture et de la spiritualité

Nous avions étudié en classe cette œuvre majeure de Mathias Grünewald. M. Erschig et M. Schlegel avaient situé l’œuvre dans le contexte historique, social et religieux. Nous avions essayé de comprendre ce qui se passait alors dans ce couvent des Antonins à Issenheim.
Grünewald et Guido Guersi : de la rencontre d’un artiste de génie et d’un supérieur sensible à l’art et à son influence bénéfique sur les malades et les pèlerins, est née une œuvre d’art connue dans le monde entier. Le peintre y a essayé de montrer aux hommes, comme dans un miroir magique, ce qu’ils ne pouvaient pas voir et qui leur faisait peur, puisque c’était à l’intérieur d’eux mêmes.

Le « Retable d'Issenheim » (de Grunewald)
Le « Retable d’Issenheim » (de Grunewald)

Enfin est arrivé le jour où nous avons pu admirer l’œuvre. Au musée Unterlinden, c’est F. Jacques qui nous fit pénétrer dans l’ambiance de ce qui fut autrefois un couvent. Il nous expliqua les symboles chrétiens présents sur les différents tableaux. Quelques jours plus tard nous sommes allés à la Maison Saint-Michel à Issenheim pour voir et sentir, en quelque sorte, l’ambiance du lieu de naissance du Retable.

À partir des quelques vestiges qui sont conservés en ce lieu, F. Jacques eut l’occasion d’évoquer le sens profond du Retable comme une Bonne Nouvelle pour l’homme d’aujourd’hui.

Des élèves
(Publié dans « Présence Mariste » n°279, avril 2014)