Marseille : La belle histoire du Thelethon à St Jo Les Maristes

« En acceptant, en 1998, d’organiser une manifestation dans le cadre du téléthon, je n’imaginais pas où cela nous mènerait. » (« Présence Mariste » n°235, avril 2003)

Des débuts modestes !

En acceptant, en 1998, d’organiser une manifestation dans le cadre du téléthon, je n’imaginais pas où cela nous mènerait.

Le conseil nous a été donné de commencer modestement. La proposition étant nouvelle, les élèves sont venus évaluer le panier à provisions en euros, puisque cela était notre future monnaie.

Nous avons eu l’idée de vendre des gâteaux offerts par les parents, à la récréation de l’après midi : un petit creux est si vite arrivé ! Les enseignants aussi se sont offert un petit goûter avant de participer aux conseils de classes. Nous étions ravis d’avoir pu remettre 8 000 Francs à l’AFM.

Le tournant de l’an 2000 !

Chaque année il faut introduire un élément nouveau, mais quoi ? Rassurez-vous, certains ont plein d’idées originales. Il est donc décidé en l’an 2000, succombant à l’arrivée des trottinettes, de faire dans la cour un circuit, copie de celui du Mans, et d’organiser une course en relais par équipes de classes pendant trois heures. Bottes de paille, pneus, tapis autour des arbres sécurisent le circuit.

Chaque équipe a son stand pour se préparer et se reposer. Les drapeaux jaune, rouge et à damier sont là. Le départ est donné à pied : un tour de circuit à la course avant d’attraper son « véhicule » et de commencer le relais.

L’animation résonne dans tout le quartier ! Les parents d’élèves et les professeurs font aussi leur équipe et l’on se prend au jeu. Hélas, deux chutes sont à déplorer, un nez et un coude touchés, mais sans conséquence grave. Sous le slogan "A Saint Jo, nouveau millénaire, nouvel espoir", est née une véritable fête de l’établissement. Depuis nous avons ajouté des défis avec soi-même : traverser la cour sur un pont suspendu, descendre du 2e étage en rappel ou avec une tyrolienne.

Un rameur et deux vélos !

L’année suivante, l’équipe s’est agrandie : des enseignants ont accepté d’aider à la réalisation d’une nouvelle manifestation, des défis sportifs sont proposés en plus des propositions précédentes. Avec un vélo d’appartement, il fallait parcourir la plus grande distance en un temps donné : nous n’avions même pas un vélo.

En passant par hasard devant un fabricant de prothèses orthopédiques, et voyant un vélo dans sa vitrine, je lui demande de nous le prêter pour le téléthon : c’était le seul qu’il avait et il accepte sans difficulté.

J’apprends ensuite que le couvent des dominicains, notre voisin, en a un autre. Un élève a accepté d’autre part de prêter son rameur : nous étions prêts pour les défis. Les élèves étaient-ils les plus entraînés ? Quelques adultes sportifs ont relevé les défis. Ils n’ont pas toujours gagné ! Même les professeurs d’EPS ont eu la vie dure : l’ambiance était lancée.

2001 : on sort de l’établissement !

L’an dernier, avec l’idée d’aller encore plus loin, nous avons décidé de sortir de l’établissement et d’agrandir le circuit en faisant une boucle qui emprunterait la chaussée et qui passerait par la place publique Castellane. Nous avons obtenu que la circulation soit interdite sur les voies environnantes ; la Croix Rouge, bénévolement, nous a fourni 8 personnes et un camion, et la police est venue vérifier que tout était conforme !

Les élèves étaient ravis de montrer leur mobilisation pour un sujet important et tenaient absolument à faire le plus de tours possibles pour gagner le challenge.

Toujours plus acrobatique…

Aujourd’hui, la fête est totale, et beaucoup se mobilisent. Nous avons ajouté les rollers aux trottinettes , nous avons communiqué notre joie à l’établissement situé de l’autre côte de la rue : l’occasion était trop belle ! Une corde a été tendue d’une école à l’autre, au-dessus de la chaussée ; l’on a pu ainsi traverser la rue Sainte Victoire par la voie des airs. Nous avons dû prévenir les pompiers, au cas où…
Des élèves du lycée ont bien voulu vendre, aux petits enfants qui passaient par là , des ballons auxquels était accroché un message écrit par les élèves de 6e.

La fête pour tous !

D’un engagement très modeste, une fête a été créée et c’est au-delà du geste, ce qui, pour moi, est le plus important.

Merci à tous ceux qui par leur simplicité, leur participation savent faire grandir l’amitié et donner le goût de l’engagement.

Michèle CARABALONA

(Publié dans « Présence Mariste » n°235, avril 2003)