St-Pourçain : Notre-Dame des Victoires, des origines à nos jours.

De 1854 à nos jours : ce fut d’abord l’Ecole Saint Joseph - Prospérité et épreuves - Transformations successives.

Ce fut d’abord l’Ecole Saint Joseph.

La localité de Saint-Pourçain, en 1850, comptait environ 4.500 habitants dont 130 enfants sur 500 étaient scolarisés.
En 1854, l’école privée disparaît. L’abbé Michel, curé, s’adresse au Frère François Rivat, Supérieur général des Frères Maristes : une communauté de trois Frères ouvre deux classes primaires pour garçons. Les externes étaient reçus gratuitement. L’établissement fut appelé : “École Saint Joseph”.

En 1865, les effectifs atteignent 180 élèves : les locaux deviennent trop petits. La communauté acquiert, en 1873, l’enclos d’Aubigneu : deux hectares où sont déjà construits un “petit château” et quatre dépendances. Avec les aménagements, l’institution pourra s’étendre.

Prospérité et épreuves

Le frère Gualbert, nommé directeur à 28 ans, le resta 32 années et prit une retraite très active sur place où il totalisa 58 ans de présence ininterrompue : discipline, qualité de l’enseignement, émulation, favorisèrent les résultats.

En 1900, pour ses 80 ans de vie religieuse, le frère Gualbert construisit la chapelle, avec l’aide substantielle des Anciens Élèves et des bienfaiteurs.

Mais le climat politique s’assombrissait…

La loi sur les associations, appliquée par Émile Combes, exigeait la spoliation des écoles congréganistes. Le 12 avril 1903, jour de Pâques, notification fut faite aux frères de quitter les lieux avant le 3 mai, à minuit. Une protestation véhémente faisait appel aux droits de l’homme, à la liberté de conscience, au droit de propriété, etc…

Les enfants de maternelles dans la cour du château.

Les Frères avaient décidé de ne céder qu’à la force. Il s’ensuivit une vive opposition entre les Frères et l’ordre public. Mais finalement, l’établissement fut racheté en 1904 et il prit le nom de “Notre-Dame des Victoires”.

En 1918, Pierre Bougain fut le premier instituteur laïc, remarquable, qui donna de l’institution une image très positive. Il exerça pendant 46 ans… En 1962, la première femme enseignante, Marie-Paule Marchand, fut suivie par Yvonne Callet. C’était le début de la mixité qui fut effective, pour les élèves, en 1968.

Transformations successives

Au fil des années, l’établissement s’agrandit :

  • Tout d’abord, en 1960, acquisition d’une propriété mitoyenne, celle du “Petit Château” ;
  • Ensuite, en 1970, construction de préfabriqués pour accueillir quatre classes,
  • puis construction du gymnase.
  • Quelques années après, réorganisation de la chapelle : la partie inférieure devient une grande salle d’étude, inaugurée en 1973.

L’ensemble des 6e et 5e.

  • Vers 1977, intégration dans l’enceinte de l’école des classes maternelles jusqu’alors au … de la rue de la République.
    En même temps, un nouveau corps de bâtiment relia deux classes de 6e ; aujourd’hui, il comprend neuf classes.
  • En 1991-92, édification de l’ensemble 5es-6es puis, en 1993, transformation des préfabriqués en self.
  • En 1997, réalisation d’un préau et, enfin, en 2004, création d’une nouvelle maternelle.

Paru dans "Présence Mariste" n°243, avril 2005.