Des lycéens marseillais au Burkina Faso

Dépaysement et découverte pour de jeunes lycéens marseillais. (Présence Mariste n° 256, juin 2008)

Dépaysement
Quand on arrive au Burkina Faso, sans ses valises restées à l’escale du Maroc, fatigués et que l’on ne connaît pas l’Afrique, on peut se demander comment les choses vont se passer. Le Burkina est un pays plat avec des routes qui relèvent plus de la piste que de nos belles nationales. La terre est rouge. Il y a de l’eau en sous-sol et, suivant la région, plus ou moins de végétation et de cultures. Les arbres à karité, les baobabs, les arbres qui ont des branches en forme de racines, procurent de l’ombre. La terre est, le plus souvent, travaillée par les femmes et les grands enfants.

Quel beau dépaysement !
Quel beau dépaysement !

Projet d’aide…
Nous sommes partis pour mettre en place une aide aux enfants de la rue. Ces enfants sont nombreux, surtout à Ouagadougou, la capitale. Le centre Kamzaka accueille 20 garçons de 7 à 23 ans, avec une histoire difficile. Le responsable, Romaric, essaie de donner de l’éducation et de l’amour. Chacun va à l’école ou apprend un métier. Un baby-foot permet de vite faire connaissance ! Les lieux sont simples, propres, avec le minimum pour vivre, mais chaleureux.

C'est l'heure du repas
C’est l’heure du repas

Et de découverte
Nous avions décidé de partir 8 jours dans le sud-ouest avec tout le groupe. Quel plaisir et pour eux et pour nous !
Dans une bonne humeur permanente, nous avons découvert une région verdoyante ; nous avons approché des artisans et goûté aux spécialités.
Oui, j’ai mangé des chenilles grillées et bu du Dolo, la bière nationale ! La visite des musées de musique nous a permis de comprendre combien la musique fait partie intégrante de la vie des différentes ethnies. Il y en a 60 au Burkina. Les enfants ont été contents de retrouver leur culture à travers l’usage de ces divers instruments.

Il reste encore beaucoup à faire
Il reste encore beaucoup à faire

Les besoins sont immenses
Nous avons aussi rendu visite à une pouponnière où une trentaine de bébés attendent d’être adoptés. Les élèves, des filles, ont pris beaucoup de plaisir à s’occuper des enfants, à les dorloter et à les faire manger.
Les jeunes femmes qui ont un bébé hors mariage sont chassées et une congrégation religieuse se dévoue pour les héberger, leur donner des formations pour les réinsérer dans la société. Les jeunes femmes font du tricot, des broderies ou cousent du linge de maison. Nous leur avons donné de quoi acheter une machine à coudre que nous avons vue : elle est très belle !
C’était une maison agréable qui sera peut-être notre point de chute pour un futur séjour !
L’autre rencontre avec les élèves d’une école en pleine brousse : le jour de la distribution des prix ! 200 enfants nous attendaient. Ils avaient composé une chanson de bienvenue et monté des attractions. Des élèves qui attendent, serrés, sans rien dire : exemplaires en sagesse ! Le prix pour les premiers : un vélo. Qu’il est beau ce vélo ! C’est le moyen de locomotion, avec les mobylettes qui ont envahi la capitale.

Que de bons souvenirs !
Et pour en savoir plus, allez-y !

Michèle CARABALONA
(publié dans Présence Mariste n° 256, juin 2008)