Hongrie : Des Hongrois de Györ à N.D. de l’Hermitage

Un pèlerinage à N.D. de l’Hermitage à l’occasion du 10e anniversaire de la fondation de l’école Apor Vilmos de Györ. (« Présence Mariste » n°238, janvier 2004)

Un anniversaire

L’école Apor Vilmos de Györ fête cette année les dix ans de sa fondation.

Dès les débuts, les Frères se sont trouvés très étroitement associés à cette nouvelle œuvre de l’Eglise de Hongrie et en ont accepté la tutelle pastorale, pédagogique et financière, pour pouvoir mieux y assumer certaines responsabilités-clé.

Pendant ces dix années, le Centre Scolaire Apor Vilmos n’a cessé de se développer avec l’ouverture de l’internat d’abord, puis successivement de toutes les classes de lycée, et il y a un an, d’une maternelle.

L’une des spécificités de l’école, ce sont les deux options autonomes d’informatique, et d’art, toutes deux délivrant leurs propres diplômes officiels, reconnus par l’Etat hongrois.

Avec ses 1 185 élèves, ses 98 éducateurs - enseignants et ses quelques 40 personnels de service : administration, restauration, entretien, l’école est devenue un important complexe scolaire qui a déjà fait ses preuves après trois brillantes promotions de bacheliers.

Au départ, la petite Communauté des Frères, grâce à ses responsabilités au sein de la direction du Centre, a porté le souci d’animer cette école par la promotion de l’Esprit Mariste, de la Pédagogie Mariste… et a déjà marqué de son empreinte les relations interpersonnelles au sein de l’établissement, et ce, en lien étroit avec la nouvelle direction laïque de l’école.

Pèlerinage-retraite

Donc, à la demande de son nouveau Chef d’Etablissement, KOPPÁNY László, les Frères de la Communauté de Györ en Hongrie ont organisé un pèlerinage - retraite à N. D. de l’Hermitage du 23 au 26 juin 2003.
Le but de ce pèlerinage était double : mieux connaître le Père Champagnat et ses Frères, et donc l’Esprit Mariste ; susciter ensuite une réelle Communauté Educative Mariste dans l’école.

C’est pour cela que l’école avait tenu à subventionner ce pèlerinage à N. D. de l’Hermitage au titre de la formation continue. Ainsi, 32 enseignants et 18 personnels d’entretien et de service ont pu vivre un temps de découverte de nos lieux Maristes, puis une journée de retraite spirituelle, accompagnés par un prêtre hongrois, le Père Ferenc REISNER, très engagé comme théologien auprès des Frères, pour l’édition de leurs livres de catéchèse.

La famille mariste en Hongrie

Il ne s’agit pas du premier pèlerinage hongrois à N. D. de l’Hermitage. Aussi notre but maintenant est de permettre, à tous ceux et celles qui ont déjà participé à un pèlerinage ou une activité Mariste, de se retrouver de temps à autre pour voir comment mieux structurer la famille Mariste en Hongrie, au sein d’une Communauté Educative engagée sur un établissement scolaire important.

Mais nous sommes bien conscients que ce n’est encore qu’une étape et qu’il nous reste aussi dans ce projet à inclure les parents, encore très peu engagés dans l’école en Hongrie. De ce fait, nous nous retrouverons certainement encore à l’Hermitage où le cadre et l’accueil sont toujours très appréciés.

Frère Rémi VÉRICEL


Des participants à ce pèlerinage, enseignants, personnels de service, parents : Klàra, Kinga, Erzsébet, Marti, Mària, et Szabolch, ont bien voulu témoigner de ce qui les a marqués…

Les lieux maristes

Sa visite a permis de voir et de palper les constructions de Marcellin Champagnat, ses œuvres, comme un héritage non démodé.
J’ai compris où il a puisé sa force : dans sa foi, son espérance et sa charité inébranlables. Un travail dur et persévérant, une humilité paisible. Mon sort n’est pas viable autrement !
Pour connaître plus profondément l’Esprit Mariste, il ne faut pas se contenter de la lecture de la biographie du Père Champagnat. La semaine que l’on a passé à l’Hermitage, les méditations partagées avec les Frères, m’ont aidé à trouver ma place dans la Communauté Educative.

Le pèlerinage : un avant et un après

Nous devons prendre le relais de l’Esprit Mariste et des principes d’éducation Mariste témoignés par les Frères. Cet Esprit, basé sur l’amour fraternel réciproque, le respect et l’attention à l’autre, nous devons le transmettre aux jeunes, que ce soit à nos élèves, que ce soit à nos enfants, pas uniquement en paroles mais par l’action.

Jusqu’à maintenant, je n’avais aucune idée de la Spiritualité Mariste. La pratique de l’amour fraternel réciproque m’est apparue comme quelque chose de complètement nouveau. Il faut donc réveiller l’attention des jeunes pour pratiquer le respect et l’amour envers l’autre.

Il y a 6 ans que j’enseigne dans cette école et, dans une certaine mesure, j’ai appris à connaître l’Esprit Mariste et les principes de l’éducation Mariste. Je n’ai pas rencontré quelque chose de tout nouveau, mais désormais après un plus grand approfondissement, je rendrai témoignage plus courageusement de Marcellin Champagnat et de sa spiritualité.

Que mettre en avant à Apor Vilmos ?

Comme un des membres de l’équipe d’entretien de l’école, je crois que mon rôle est de veiller au bien-être physique des enfants de l’école maternelle.
Mon mari et moi nous sommes employés dans la maison de retraite appartenant à Apor Vilmos, nous aimerions que cette maison devienne un lieu de paix, de repos et de renouveau spirituel…
Fortifier l’esprit de fraternité, être attentif aux élèves qui ont plus de difficultés, mettre une ambiance plus amicale entre les parents.

Pèlerins ensemble

Je me compte aussi parmi ceux qui ont vécu « l’événement Hermitage ». L’ambiance du lieu est déterminante. A la maison, si nous nous croisons en chemin, nous verrons immédiatement que l’autre aussi porte en lui Marcellin Champagnat.
Le Testament spirituel nous lie ensemble : « Aimez-vous les uns les autres comme Jésus Christ vous a aimés. Qu’il y ait entre vous un même cœur et un même esprit ».
En famille, comme à l’école, tout le monde a son devoir propre, sa valeur et son importance. On ne peut travailler avec succès que dans une entente parfaite.
Merci au Frère Rémi, aux autres Frères, et à tous les Frères de N. D. de l’Hermitage, grâce à qui j’ai pu apprécier le temps passé en ce lieu.

Avec l’aimable traduction de Frère François BELANY

(Publié dans « Présence Mariste » n°238, janvier 2004)