Des jeunes sur les pas de…

Pèlerinages en des sites universellement connus

Voici l’écho d’un pélé fait par des jeunes, à Pâques dernier. Ce texte, écrit, en quelque sorte, à plusieurs mains, fait écho à cette expérience. C’est, Martine, l’animatrice en pastorale scolaire, qui parle en « je » ; et les jeunes, en « nous ».

Depuis douze ans, je propose aux jeunes du lycée de N. D. de Valbenoîte, à St-Étienne, de faire un pèlerinage au début des vacances de printemps. Nous sommes ainsi allés à Lourdes, Rome, N. D. de la Salette, La Pierre qui vire, Assise, Bose, Sénanque, Ile de Lérins… Cette proposition a pour but de vivre une expérience de communion entre jeunes et adultes et avec Jésus-Christ. Nous expérimentons également la vie communautaire et fraternelle par le partage des services (cuisine-vaisselle-entretien des lieux,…). Nous vivons une ouverture sur d’autres communautés chrétiennes, d’autres façons d’entrer en relation avec Dieu. Lors de ces séjours, nous prenons du recul, nous marquons une pause. Nous donnons à Dieu la possibilité de prendre un peu plus de place en nous et nous comprenons que notre vie ne doit pas être centrée uniquement sur le progrès matériel et technique. En cette année 2011, c’était la troisième fois que nous allions à Assise et Bose.

Cloître de l'église saint Damien à Assise
Cloître de l’église saint Damien à Assise

Pourquoi Assise ?


J’apprécie beaucoup ces lieux par leur beauté naturelle et tout ce qui en émane.
Cette année, en nous y rendant, nous nous sommes arrêtés au hameau de Becchi à Castelnuovo, lieu natal de Don Bosco. Avant notre départ, nous avions découvert sa vie et son œuvre auprès des enfants défavorisés de Turin. Nous avons été impressionnés par la beauté de l’église et par la grandeur de la statue du Christ qui se trouve à l’intérieur.
Les trois jours passés à Assise nous ont permis de découvrir et de nous imprégner davantage de la vie de saint François. Les lieux visités évoquent des tranches de sa vie.

Pourquoi Bose ?


Il y a quelques années, je ne connaissais pas la communauté de Bose (en Italie, proche de Turin) mais j’ai été très touchée par les paroles d’Enzo Bianchi lors de son passage en Ardèche. Je me suis renseignée et j’ai découvert cette communauté nouvelle, œcuménique, née dans les années 1960, composée d’hommes et de femmes ; de tradition monastique, inspirée par saint Basile, saint Pacôme et saint Benoît.

J’ai découvert la richesse des différentes confessions chrétiennes, d’une vie monastique à la fois nourrie de la tradition mais prenant en compte les réalités contemporaines. Et, tout naturellement, j’ai souhaité faire découvrir cette communauté aux jeunes de l’aumônerie.

Parvis de l'église saint François à Assise
Parvis de l’église saint François à Assise

À Bose nous avons rencontré des frères et sœurs de la communauté. Nous avons été interpellés par la beauté des offices, la vie commune « moderne » et jeune et par l’accueil très chaleureux et fraternel.

Ce qui nous a marqués

La simplicité de vie de saint François ; l’œcuménisme de la communauté de Bose ; la beauté des paysages traversés ; l’ambiance du groupe que nous formions ; la facilité à parler avec ceux que nous ne connaissions pas avant le pèlerinage ; la présence de Dieu ; le calme et le silence de la nature au Becchi, à Bose, aux Carceris.

Et aussi une phrase de notre carnet de pélé :
« François a été comme une petite balle dans les mains du Seigneur : ce n’est pas de lui-même et par ses propres forces qu’il a pu rebondir, mais bien parce qu’il a été saisi par le Christ. C’est ainsi qu’il a pu changer de direction, changer de vie… Et nous, accepterons-nous de nous laisser saisir par le Christ ? »


Martine et des jeunes pèlerins
(Paru dans Présence Mariste N° 269, octobre 2011)