Grèce 2008 : carnet de bord du camp Champagnat

Un groupe de pèlerins ardéchois à la découverte des merveilles de la Grèce. (« Présence Mariste » 257, octobre 2008)

Après 52 heures de car et de bateau, la traversée de l’Italie et de la Grèce, c’est à 2 h 30 du matin que notre groupe débarque du THEOLOGOS. Nous suivons Frère Georges à travers les routes de l’île de TINOS, étroites et sinueuses comme celles d’Ardèche. Nous avançons dans une obscurité presque totale, direction KOLIMBITRA. Grèce, nous voilà !

L’ILE DE TINOS, OU LA CONVIVIALITÉ GRECQUE

Nous sommes conquis dès notre arrivée par le bruit des vagues, le grand dortoir et la douche revigorante en plein air. Le lendemain matin au réveil, la découverte de la mer au pied de la maison des frères complète notre émerveillement.

TINOS rime avec convivialité. Pour preuve, la gentillesse de notre cuisinière Yohanina ! Du haut de ses 75 ans, ce petit bout de femme nous a bien gâtés avec ses bons petits plats, sortis directement du four à bois ! Elle a su nous communiquer sa joie de vivre en toute simplicité. Nous la remercions encore une fois !

Yohanina, cuisinière et sa joie de vivre
Yohanina, cuisinière et sa joie de vivre

Dans ce magnifique cadre, nous alternons les temps de réflexion, seuls ou en groupes, les moments de détente sur la plage, les veillées animées et les visites de villages, commentées par Frères Georges et Ignace, natifs de l’île.

ENTRE ORTHODOXIE ET CATHOLICISME

La religion est omniprésente en Grèce. Lors de nos échanges avec trois jeunes Grecs qui se sont joints à nous pour un temps de réflexion, nous apprenons qu’il est assez difficile d’être catholique en Grèce, et que l’Orthodoxie prédomine. En visitant des monastères et des églises orthodoxes, nous nous rendons bien compte des différences dans la façon de célébrer, dans l’organisation et surtout dans la décoration des lieux : les églises orthodoxes sont vraiment très « chargées ».

LES TEMPS FORTS

En petits groupes, nous nous retrouvons régulièrement pour discuter de la religion, de notre vie et des obstacles que nous rencontrons sur le chemin de la foi. Lors des veillées, nous apprenons à nous connaître en partageant des moments de rire et de joie, dans le chant et la prière.

COUVERTE DE L’ANTIQUITÉ GRECQUE

À Athènes, le métro nous mène au Parthénon, et Frère Jean nous guide à travers les ruelles jusqu’au Palais de Justice, où nous assistons à la relève de la garde. Nous partons également en visite dans les villes alentour, DELPHES et MYCÈNES, pour un grand bond dans le passé.

Groupe de pèlerins devant la basilique de Tinos
Groupe de pèlerins devant la basilique de Tinos

LA GRÈCE, MYTHE ETALITÉ

Malgré la beauté du pays, la pauvreté nous a interpellés. Les clandestins, dans le port de PATRAS, tentent de fuir la Grèce en se cachant sous les camions. Pendant des heures, nous assistons au jeu du chat et de la souris entre policiers et clandestins. Difficile d’oublier ces êtres humains qui risquent leur vie au quotidien et qui n’ont pour tout bagage qu’un banal sac plastique.

POUR CONCLUREENTRE DIFFÉRENCES ET POINTS COMMUNS

Si le voyage a été si enrichissant, la diversité du groupe y a sans doute contribué : 25 voyageurs, tous à une étape différente sur le chemin de la foi. Ce fut l’occasion de se repencher sur les fondements de notre foi, du charisme de Champagnat et de la mission des Frères Maristes. Un retour aux sources bénéfique pour chacun d’entre nous. Il est toujours bon de questionner sa foi, d’échanger et d’avancer. Merci à tous d’y avoir contribué, et un grand merci aux Frères Maristes !

Jessica et Christophe DUFOUR
paru dans Présence Mariste n°257, octobre 2008