Pères, Soeurs, et Fraternités maristes en Afrique

La situation en 2003. (« Présence Mariste » n°236, juillet 2003)

Les Pères Maristes en Afrique

Ils sont présents en Afrique dans deux pays : le Sénégal et le Cameroun.

Au Sénégal, leur présence remonte à 1948. Mgr Lefebvre, alors évêque de Dakar, demandait aux Pères Maristes de fonder un collège à Dakar. Aujourd’hui, la Congrégation n’assume plus la direction de l’école mais assure le service de l’aumônerie du collège qui compte plus de 4 000 étudiants.

Les Pères Maristes ont aussi la responsabilité de deux paroisses à Dakar. L’une fête cette année ses 30 ans d’existence et de présence Mariste : il s’agit de la paroisse saint Paul de Grand Yoff à Dakar. L’autre vient tout juste de célébrer sa première année d’existence comme quasi-paroisse : Sainte Joséphine Bakhita.

Actuellement, ils assurent aussi la formation à l’étape du postulat. Il y a cinq postulants venant du Cameroun et du Bénin. Deux Pères assurent un service comme aumônier, l’un dans les hôpitaux, l’autre au port de Dakar. L’administration du district se trouve aussi à Dakar : supérieur et économe.

Au Cameroun, leur présence remonte à 1988. Ils étaient à la recherche d’un lieu pour les études théologiques. Le scolasticat à Yaoundé existe toujours et accueille aujourd’hui une dizaine d’étudiants.

En 1996, ils ont accepté la responsabilité d’une paroisse à Yaoundé : Sainte Anne d’Obili. En 1997, répondant à une volonté de présence en milieu anglophone, les Pères Maristes ont pris la charge de la paroisse Notre-Dame de Fatima à Bambili, diocèse de Bamenda au nord-ouest du Cameroun. Ces deux paroisses regroupent plusieurs étudiants venant de l’extérieur.

(d’après le Père Yvan Carré)

Les Sœurs Maristes en Afrique

Le 23 novembre dernier, les Sœurs Maristes d’Afrique étaient réunies en Assemblée, non pas un grand nombre, mais un petit groupe de treize Sœurs (dont trois novices) dispersées en quatre points de ce que nous appelons la Délégation d’Afrique de l’Ouest : deux Communautés à Dakar, une Sœur à N’Diedieng dans la région rurale et pauvre de Kaolack au Sénégal et une Communauté en Gambie.

Elles ne sont pas « foule », mais ayant participé moi-même à cette assemblée, je peux vous dire qu’il y a de la vie !

Sœurs Maristes et jeunes femmes en formation au Sénégal.

D’abord le caractère très international du groupe : Sénégal, Gambie et Bénin pour l’Afrique, Canada pour l’Amérique, France et Irlande pour l’Europe, Iles Fidji pour l’Océanie. Quant aux langues, les treize participantes avaient sept langues maternelles différentes plus une langue africaine commune au Sénégal et à la Gambie.

Les activités aussi sont variées : enseignement et éducation, catéchèse, promotion féminine, ministères paroissiaux avec la diversité que cela recouvre, mais surtout formation : sur les sept Sœurs africaines, une seule n’est pas en formation professionnelle et religieuse. C’est dire combien l’avenir est prometteur, même si le présent est parfois un peu difficile à gérer.

Les relations avec la Famille Mariste sont fréquentes, cordiales et portent des fruits : collaboration dans le travail pastoral avec les Pères et les Laïcs, dans la formation avec les SMSM, dans l’entraide amicale avec les deux Frères Maristes arrivés du Québec en octobre dernier pour explorer le terrain missionnaire. La nouvelle paroisse confiée aux Pères Maristes sur laquelle résident sept Communautés des quatre branches religieuses Maristes ainsi que de nombreux Laïcs, est placée sous le patronage de Sainte Bakhita, la première Soudanaise à avoir été canonisée.

Soeur Denise HUSSON

Présence des Sœurs Missionnaires de la Société de Marie
(SMSM) en Afrique

A Madagascar, depuis 1992, une Communauté internationale est présente à Ambositra.
Cette année, deux Sœurs suivent un cours de malgache à Fianarantsoa où elles apprécient l’accueil chaleureux des Frères Maristes qui les hébergent. A la demande de l’évêque du lieu, elles ont pris la responsabilité d’un centre de promotion féminine.

Les Sœurs participent aux soins des lépreux, des tuberculeux et des handicapés dans un centre social. Elles rendent visite aux familles, aux malades et aux prisonniers.

Au Sénégal, depuis 1958, les SMSM travaillent à Pikine, grande banlieue de Dakar. Elles participent à l’éducation de la foi, à la promotion de la femme et de la famille, à l’éducation des jeunes, au service de santé. Une maison de formation internationale francophone a été ouverte à Pikine en 1999. Aujourd’hui, deux novices se préparent à leur engagement dans la Congrégation. A Thiès, quatre Sœurs forment une Communauté internationale. Elles préparent l’examen d’infirmière pour un meilleur service.

En Mauritanie, depuis 1977, à Rosso, sur les rives du fleuve Sénégal, une petite Communauté de trois Sœurs veut être tout simplement une présence priante, respectueuse et amicale dans une grande proximité avec les gens.

Leur présence de service et d’amitié, les Sœurs l’expriment de diverses manières selon les besoins des gens et les dons de chacune. Elles enseignent la couture et certains travaux manuels. Elles apportent aussi leur aide à l’amélioration des conditions de vie et d’habitat de personnes sans ressources qui vivent sous une tente ou dans une baraque de fortune.
Dans le cadre de sa formation, une novice est venue partager la vie de la Communauté.

En Algérie, à Alger, une Sœur aide à la promotion de la femme et fait le lien entre les femmes du Bled et celles de la ville. A Adrar, dans le sud, la Communauté essaie également d’aider à la promotion de la femme et de la famille en ville et dans les villages environnants.

Présence des Fraternités Maristes,
liées à la Congrégation des Pères Maristes

Elles connaissent des fortunes diverses en Afrique. Les plus anciennes se trouvent au Sénégal où les religieux sont présents depuis plus de 50 ans ; les plus actives et aussi les plus nombreuses, au Burundi et en République Démocratique du Congo. Elles sont nées plus récemment à Madagascar, auprès des Sœurs Missionnaires de la Société de Marie, au Cameroun dans une paroisse Mariste et au Bénin.

Dans deux situations (Burundi-R.D.C. et Bénin), l’absence ou l’éloignement des religieux les encouragent à s’organiser de façon autonome et dynamique. Partout, elles s’adaptent aux habitudes locales (drapeaux, insignes, formes de prière…) et cherchent à rester très intégrées à leurs paroisses et à leurs diocèses. L’accent est mis sur la fréquence des réunions, la prière commune, l’approfondissement de la formation chrétienne, le souci des pauvres et des démunis : vieillards, malades, enfants. Dans les pays des Grands Lacs, un effort particulier est fait pour réconcilier les groupes sociaux divisés par la violence.

(d’après le Père Yvan Carré)

(Publié dans « Présence Mariste » n°236, juillet 2003)