Les Sœurs Maristes en chapitre à Rome

« Appelées à être la présence réconciliatrice de Marie dans ce 21e siècle » (« Présence Mariste » n° 258, janvier 2009)

Le Chapitre Général de 2001 restera lié à l’événement du 11 septembre ! Celui de 2008 s’est déroulé à la lumière du 150e anniversaire de la mort de Jeanne-Marie Chavoin.

Retour aux sources

Une année de préparation avait été lancée à travers la congrégation, nous invitant à relire l’histoire de notre fondatrice et notamment la fin de sa vie à Jarnosse.

Riche enseignement révélé par des lettres et des témoignages de cette époque. Affrontée à de multiples épreuves, de santé, d’argent, d’incompréhensions, mais sans jamais abandonner sa confiance en la Providence, Jeanne-Marie a mené jusqu’au bout la mission qui lui avait été confiée d’implanter une communauté de sœurs maristes à Jarnosse. Il s’agissait pour elle de continuer l’œuvre de la Sainte Vierge, au milieu des habitants de ce village.

Les déléguées du Chapitre général de 2008
Les déléguées du Chapitre général de 2008

Pour répondre aujourd’hui

À son école, pendant un mois (du 1er au 30 juin 2008), nous avons tenté de découvrir à notre tour comment répondre aux besoins de notre époque, pour y accomplir l’œuvre de Marie. L’attitude de Marie à Cana a été le fil conducteur de notre prière et de nos échanges et elle a guidé la rédaction finale des Actes du Chapitre.

Voici des extraits du préambule :

« À Cana, Marie a su reconnaître
ce qui peut être source de vie,
en invitant chacun à offrir ses talents aux autres
pour étancher leur soif.
Comme Maristes, nous sommes appelées
à être la présence réconciliatrice de Marie dans ce 21e siècle…
Au milieu de la diversité des peuples et des cultures…
Nous sommes appelées à construire des communautés
où ceux qui ont soif d’intégration et d’appartenance
se sentent chez eux. »…

Dans un contexte de plus en plus international

La nouvelle administration générale composée de sœurs néo-zélandaises, fidjienne et irlandaises, avec, à sa tête, une nouvelle Supérieure générale, Sœur Jane Frances O’Carroll, illustre bien notre évolution croissante vers l’internationalité, un des thèmes majeurs de notre chapitre.

La nouvelle Supérieure générale, Sœur Jane Frances O'Carroll
La nouvelle Supérieure générale, Sœur Jane Frances O’Carroll


Des stratégies sont indiquées non seulement pour cette équipe mais aussi pour les différents niveaux de notre structure maintenant répartie en trois Régions :
« Région Asie Pacifique »
 : Nouvelle Zélande, Australie, Fidji, Philippines.
« Région Atlantique » : Brésil, Canada, Irlande, Mexique, USA, Venezuela.
« Région Eurafrique » : Angleterre, France, Italie, Ukraine, Afrique de l’Ouest.
Les francophones ont pris acte qu’elles ne seront plus représentées à Rome. Vive les dictionnaires et les traducteurs ! Nos sœurs bilingues canadiennes sont « chanceuses », ainsi que nos sœurs du Sénégal, polyglottes. Quant à nous, françaises, nous avons heureusement été préparées au maniement de la langue anglaise depuis la nomination de notre supérieure régionale Mazarello Clyne, irlandaise.
Notre appartenance à la famille mariste fut une autre dimension importante vécue pendant le chapitre. Les temps forts furent célébrés avec des représentants de toutes les branches. Il était bon de se sentir épaulées fraternellement en ces journées parfois ardues !
À nous maintenant de soutenir de notre prière les sœurs SMSM, les Pères Maristes et les Frères Maristes, pendant leurs chapitres respectifs.

Marie-Thérèse TERRA,
Responsable du Secteur France
(paru dans Présence Mariste N° 258, janvier 2009)