Chemin de foi

Le don de la foi

PM 290 logo Marcellin nous apprend que pour vivre l’Évangile, il faut transpirer et se mettre au service des jeunes et des familles qui nous sont confiées - Quelle place la prière a-t-elle dans nos vies et dans nos communautés éducatives ? (Présence Mariste n°290, janvier 2017)

David DEDIEU
David DEDIEU

Dans les écoles Maristes sont vécues l’esprit de famille, la simplicité. Quelle est l’origine de ses valeurs ? Qu’est ce qui a poussé St Marcellin Champagnat à développer ces valeurs auprès des frères et des jeunes dont il avait la charge ? Une réponse simple : la foi !
C’est à cause de sa foi que l’œuvre de Marcellin rayonne encore aujourd’hui. Que percevons-nous de la foi de St Marcellin ? Quelle fut sa foi ? Dieu seul connaît ce qu’il y a dans le cœur d’un être. Mais nous pouvons peut-être développer quelques aspects de cette foi qui a marqué l’histoire. C’est une foi vivante, au service des autres, une foi simple qui décrit ce grand pédagogue.

Une foi vivante

Marcellin est un homme de prière. La prière est pour lui une respiration. Elle transcende toute sa vie. Il prie le Christ Seigneur, mort et ressuscité pour lui. Il croit Jésus vivant et présent à ses côtés dans toutes les joies et les difficultés de la vie. Sa prière est aussi tournée vers la Mère de Dieu, Marie à qui il a consacré toute l’œuvre mariste le 23 juillet 1816 à Fourvière.
Quelle place la prière a-t-elle dans nos vies et dans nos communautés éducatives lorsqu’on lit ce mot du père Champagnat : « La prière est aussi nécessaire à notre âme pour conserver la vie de la grâce que la nourriture est indispensable à notre corps pour conserver la santé et la vie naturelle » ?

Une foi au service

Sa foi en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, il la met au service des plus petits. Ces actes découlent de sa foi. Marcellin fait les choses de la terre les yeux fixés au ciel. Il nous révèle que le chrétien n’est pas sur un petit nuage priant toute la journée. Le chrétien a les pieds sur terre, vivant au milieu de ses frères. Il doit aimer et servir.

Aller boire à la source de la foi
Aller boire à la source de la foi

Lorsque nous visitons l’espace mariste à l’Hermitage, il est frappant de voir qu’un des premiers objets que nous rencontrons est une pioche dans la silhouette de Marcellin (référence à la construction de la maison des frères). Ce prêtre a retroussé les manches pour vivre sa foi dans le quotidien. Il nous apprend que pour vivre l’Évangile, il faut transpirer et se mettre au service des jeunes et des familles qui nous sont confiées. Saint Marcellin dit : « Aimer le prochain, c’est lui vouloir et lui faire du bien ».

Une foi simple

La foi de Champagnat était simple, vraie, sans artifice. Marcellin était conscient de ses fragilités. Mais il a toujours fait confiance. Il se savait sauvé et aimé de Dieu comme chacun des jeunes dont il avait la charge. Il croyait profondément en la miséricorde de Dieu. Il disait :
« Il faut savoir que le propre de l’homme est de tomber, celui de Dieu de pardonner, de relever. Conséquemment, que nos fautes ne doivent pas nous surprendre, moins encore nous décourager, mais nous porter à nous jeter en toute confiance dans le cœur de Dieu ».

Oui, pour saint Marcellin, la source de sa foi et de toute son œuvre est l’Évangile. La foi est un don de Dieu. Comme dans la parabole des talents il revient à chacun de faire fructifier ce don, soit nous enterrons cette foi, soit nous la mettons au service des autres pour aimer et servir comme l’a fait St Marcellin jusqu’au dernier jour de sa vie.

David Dedieu, enseignant
(Publié dans « Présence Mariste » n°290, janvier 2017)