Paroles de petits-enfants

L’apprentissage de la vie passe souvent par les grands-parents

J’aime mes grands-parents car mon papy m’invite à manger chez lui pour que je n’aille pas à la cantine. Nous nous racontons des blagues, il me parle de mon papa quand il était jeune et des bêtises que lui, mon papy, a fait quand il était enfant. Ma mamy habite un peu plus loin et je vais chez elle passer plusieurs jours. J’en profite pour me promener, l’aider à faire ses courses, inviter ma cousine pour jouer avec elle, apprendre à tricoter.

Aurore, 10 ans

J’ai deux grands-parents encore vivants et deux décédés : un grand-père du côté de ma mère que je n’ai jamais connu car il est mort très jeune à cause d’un cancer à la gorge ; et ma grand-mère paternelle que j’ai tant aimée jusqu’à mes cinq ans. Mes parents me parlent de ces derniers pour ne pas les oublier car j’aurais aimé profiter d’eux.

Mon papy est très présent dans ma vie dans les bons comme dans les moins bons moments. Il s’est toujours occupé de moi depuis que je suis tout petit, il m’invite à manger chez lui et me fait les plats que j’adore. Et il n’oublie pas de m’acheter mon dessert préféré. Il est très fier quand nous allons faire du vélo de route ensemble, c’est un champion de la pédale. Dès que j’ai à lui faire réparer quelque chose, il le fait toujours. Quand j’ai eu mon accident, il a été mon chauffeur de taxi pour m’emmener à mes soins. Quel papy formidable j’ai !!!

J’ai la chance d’avoir aussi une mamy aussi formidable que mon papy. Elle me garde pendant les vacances, des week-ends car j’aime aller chez elle. Elle m’aide à faire mes devoirs quand j’ai des doutes. Elle aussi me prépare des repas fabuleux : son poulet est magique, son boudin-purée aussi. Avec elle, je fais des parties de jeux de société, de longues promenades. Elle est ma couturière pour réparer mes vêtements lorsque je les ai déchirés. Elle me fait rire quand elle me parle de ma maman et de mon parrain lorsqu’ils étaient jeunes comme moi (eux aussi, ils faisaient des bêtises !)

J’embrasse très fort mes grands-parents exceptionnels et une pensée très forte pour les deux autres qui me manquent.

Cédric, son frère 14 ans
(paru dans Présence Mariste, N° 260, juillet 2009)

L’ADIEU D’UN PETIT-ENFANT À SA MAMIE

Merci Mamie, pour tout ce que tu as fait, tout ce que tu as été pour nous tous, pour ce que nous sommes grâce à toi.
Tu nous as forgés de tes valeurs : la simplicité, le travail, la bonté, la famille et la gourmandise.

La simplicité : le bonheur et l’amour que nous avons partagés sont faits des plaisirs simples et de la sincérité qui te caractérisent. Ta force, ta tendresse, ta générosité, ton humour et ton courage nous montrent le chemin.

Le travail : tu nous as montré que « le travail, c’est la santé » et tu t’es démenée pour nous. Tu nous as appris qu’il fallait apprendre pour travailler et travailler pour vivre bien.

La bonté : ce qui a attiré autour de toi et de pépé autant d’amour et de sympathie et qui a fait que les clients de vos petites épiceries étaient bien plus que des clients.

La famille : tes trois fils, tes petits-enfants et arrières petits-enfants, ces générations riches de leur diversité qui aiment se retrouver ensemble et qui sont ta fierté. Tu t’es accrochée à une particularité de chacun d’entre nous et tu l’as ressassée pour ne pas laisser la maladie l’emporter.

La gourmandise : tu nous as régalés de coquillettes et quenelles à volonté et tu nous as transmis le plaisir de goûter toutes les sortes de petits fours et celui de cuisiner pour partager.

Aujourd’hui, mamie, le temps des cerises est passé. Tu n’es plus là et nous sommes tristes. Mais il faut se réjouir : tu ne souffres plus, et qui sait ? Tu es sûrement heureuse là où tu es, car tu es et seras toujours, avec pépé, dans nos cœurs et nos mémoires éternellement.