Partenariat interbranches en Australie

Une association des écoles maristes d’Australie très active et en pleine expansion

L’esprit des origines

Dès les années 1830, lorsque les premiers Frères de l’Hermitage partirent pour le Pacifique avec les Pères maristes, existe une coopération entre les diverses branches de la famille mariste en Australie. Depuis lors, les liens, en Australie et dans le Pacifique, entre les Pères, les Sœurs, les SMSM et les laïcs se sont poursuivis et renforcés.

L'icône de l'AMSA
L’icône de l’AMSA

Le signe le plus évident est peut-être la célébration annuelle du 23 juillet pour commémorer la « Promesse de Fourvière » [1] Toutes les branches maristes se retrouvent pour un temps de prière et un repas, en divers endroits. L’événement de 1816 constitue le point de départ de la vie mariste et continue à donner de l’élan au projet mariste aujourd’hui.

La conviction communément partagée que nous faisons tous l’ŒUVRE de Marie et que nous travaillons à faire connaître et aimer Jésus resserre nos liens en cette circonstance particulière.

Au niveau du gouvernement de chaque Institut – pères, sœurs, frères, sœurs missionnaires de Marie - ont lieu des rencontres régulières entre les supérieurs provinciaux pour échanger sur nos activités, notre patrimoine spirituel et notre avenir.

Incarné dans une réalité institutionnelle active : l’AMSA

En Australie, le signe le plus visible de la collaboration entre les diverses branches est « l’Association des Écoles Maristes d’Australie » : L’AMSA.
Cette association regroupant plus de 50 écoles, diocésaines et/ou congréganistes, primaires ou secondaires, rassemble les écoles des frères, des sœurs et des pères maristes en Australie et leurs responsables laïcs et religieux. Elle a été constituée officiellement en 2001.

Symbolisé dans une icône originale

Le symbole de l’Association des écoles maristes d’Australie est une belle icône créée spécialement pour l’Association. Elle représente Marie et les apôtres au Cénacle, à la Pentecôte. Les 4 fondateurs (P. Jean Claude Colin, Jeanne-Marie Chavoin, Saint Marcellin Champagnat et Françoise Perroton, représentant les pionnières du Pacifique pour les SMSM) sont placés aux 4 coins de cette merveilleuse œuvre d’art.

Une association très active

Chaque année, sous les auspices de l’AMSA, environ une douzaine de programmes de formation spirituelle pour le personnel des écoles maristes est animée par les équipes de spiritualité des trois traditions.

Groupe de responsables des écoles maristes d'Australie en visite à La Valla (42) en août 2009
Groupe de responsables des écoles maristes d’Australie en visite à La Valla (42) en août 2009

Existent aussi divers événements annuels qui créent des liens entre les élèves : compétitions sportives  : cricket, basket et netball ; et même un concours d’élocution entre étudiants.

Les élèves et les enseignants sont informés également sur les projets de solidarité et les festivals de jeunes, aussi bien ceux qui sont en lien avec des Maristes d’Asie-Pacifique (M.A.P.S.) qu’avec ceux de la Solidarité Mariste d’Australie (A.M.S.).

Tous les deux ans, l’AMSA organise un Colloque pour les responsables des écoles maristes en Australie centré sur la spiritualité et la mission commune. À cette occasion, pendant quelques jours, les équipes dirigeantes prennent le temps de prier ensemble, de réfléchir ; stimulées par les apports d’intervenants extérieurs, et de partager ensemble les repas. D’autres rencontres sont également organisées, comme la rencontre biannuelle pour les responsables des internats maristes. Malgré tous les problèmes de distance au niveau de l’Australie, le personnel est toujours nombreux à suivre ces sessions.

Tous les deux ans, également, les Provinces des Frères sponsorisent un pèlerinage international en France  ; celui-ci rencontre toujours un franc succès. Les directeurs d’écoles participent volontiers au financement de tels projets qui entrent pleinement dans les objectifs de l’AMSA. Par ailleurs, l’association publie un magazine biannuel intitulé « La Valla » qui donne un remarquable aperçu de la vie des écoles maristes en Australie. On peut y accéder sur le site web A.M.S.A.www.amsaust.net.au.

Une association ouverte…

Cette Association reçoit de temps en temps des demandes de la part d’écoles dirigées autrefois par les Frères, les Sœurs ou les Pères, pour en devenir membres. D’une manière ou d’une autre, ces écoles ont gardé l’héritage spirituel mariste et souhaitent aujourd’hui participer aux programmes de formations offerts par l’Association. De plus, des groupes de laïcs maristes sponsorisés au départ par les Pères, les Sœurs et les Frères ont commencé à prendre leur place dans le réseau mariste avec leur propre compréhension de la vie et de la mission maristes.

Comme une promesse d’avenir

Vivre le charisme mariste dans le contexte australien relève maintenant de la responsabilité d’un groupe, assez étoffé, de laïcs engagés et de religieux. La coresponsabilité pour la mission et la spiritualité entre les branches de la famille mariste, laïcs et religieux, est la clé pour un futur qui peut même se révéler meilleur. La vie de l’Église en Australie ne peut être qu’enrichie par cette coopération dans la promotion de la spiritualité mariste. L’esprit des tout premiers fondateurs à Fourvière est bien vivant dans la « Grande terre du sud du Saint-Esprit » (selon l’appellation donnée au continent par les premiers explorateurs espagnols).

Frère Neville SOLOMON (traduction Frère Michel Morel)
(paru dans Présence Mariste N°262, Janvier 2010)

[1La « Promesse de Fourvière » est l’acte de consécration à Marie, dans la chapelle de Fourvière, du groupe d’une dizaine de prêtres du diocèse de Lyon, nouvellement ordonnés. Cette démarche collective du 23 juillet 1816 est considérée comme l’acte fondateur de la « Société de Marie » de Lyon.

Vos témoignages

  • madeleine ,o.s.u. 14 décembre 2011 01:55

    Bonsoir, Pages intéressantes. Cependant j’aimerais savoir si le père Glynn écrit en anglais seulement ; j’aimerais procurer le volume « Le sourire de Satuko » à une consoeur japonaise, donc en japonais. Si possible, me dire si oui ou non le volume existe en japonais et où. Gros merci.

    adresser à madobel_osu chez yahoo.ca

    Madeleine Bélanger, Trois-Rivières, Québec.