100 ans de présence Mariste au Brésil

Le 15 octobre 1897, les six premiers Frères de France arrivaient au Brésil. Les six Provinces Maristes du Brésil ont travaillé trois ans pour préparer et planifier la célébration de cet événement important. Et ce fut une fête grandiose, colorée, rythmée à la brésilienne, rayonnante de foi et d’enthousiasme.

TRIDUUM DE CLOTURE

Au terme d’une année de célébration et d’activités diverses dans tout le pays, le triduum de clôture s’est déroulé du 11 au 15 octobre à Mendès, vaste et agréable domaine à quelque 90 km au sud-ouest de Rio. Il a rassemblé plus de 300 participants : Frères, laïcs engagés dans nos œuvres en partenariat avec les Frères, membres des branches de la Famille Mariste. Ces journées ont été consacrées à la prière, au partage et surtout à l’action de grâce pour ces cent ans de vie Mariste au Brésil, dans un excellent climat de famille unie.

L’OUVERTURE

Le triduum s’est ouvert solennellement le 11 octobre dans le gymnase de l’établissement. Après une consécration à Notre Dame Aparecida, Patronne du Brésil, les Frères Provinciaux ont présenté les participants et accueilli de façon particulièrement chaleureuse les quatre Frères venus de France pour vivre ces célébrations. Le Frère Egidio, Président de la Pastorale, a évoqué avec enthousiasme l’audacieuse aventure des six premiers Frères français venus de Lacabane et de Varennes en ce 15 octobre 1897, pour donner leur vie aux jeunes Brésiliens qu’ils ont éduqués. Il a célébré l’humble début, « le petit grain de sénevé semé en terre pour devenir un arbre immense dont les branches recouvrent aujourd’hui de vastes espaces de l’immense Brésil ». Il a invité les participants à la joie et surtout à l’action de grâce pour l’œuvre réalisée sous la protection de Marie en un siècle de remarquable travail apostolique : 65 importants collèges, 35 œuvres sociales, 6 832 professeurs, 110 000 élèves, 3 Universités, 45 000 universitaires.

Les invités français : FF. F. Quintaburu, G. Détraz, L. Fabregoule et Aimé Maillet avec leurs hôtes.
Les invités français : FF. F. Quintaburu, G. Détraz, L. Fabregoule et Aimé Maillet avec leurs hôtes.

Il a rappelé que nous n’avons pas le droit de trahir l’idéal mariste des pionniers. « Ayons le courage d’adapter nos œuvres au service des plus pauvres comme l’a voulu Marcellin Champagnat ».

A NOTRE DAME APARECIDA

La journée du 12 a accueilli dans une grande fête le Frère Benito, Supérieur Général. Celui-ci, dans son allocution, a insisté sur la nécessité d’une « refondation » ; il a appelé à une vie nouvelle, à l’audace et à l’espérance pour le siècle qui vient. Le charisme de Marcellin doit nous rapprocher toujours davantage des plus pauvres.

La journée du 13 était consacrée au souvenir de ceux dont la vie a été écoute de l’Esprit et docilité à ses appels. La prière et la liturgie particulièrement soignées et fortes pendant ces journées, ont eu une place de choix dans la rencontre.

Le point culminant, c’était le rendez-vous à Notre-Dame Aparecida pour une Eucharistie solennelle célébrée par le Cardinal Aloiso Lorscheider, Archevêque d’Aparecida et Monseigneur Francisco de Paula Vitor, ancien Mariste, aujourd’hui évêque auxiliaire de Brasilia. Des anciens élèves et des familles se pressaient en grand nombre. Une plaque commémorative du siècle au service de l’éducation Mariste a été placée dans la basilique.

« Nous, témoins privilégiés de ces journées exceptionnelles, avons été impressionnés par les témoignages de foi et de gratitude, par l’enthousiasme des communautés de Frères et de laïcs qui gardent bien vivant l’esprit de la Famille Mariste et la fidélité à Marcellin Champagnat. »

Frère Aimé MAILLET, invité français

(Publié dans « Présence Mariste » n°215, avril 1998)