Revues maristes avant Voyages et Missions (1879-1952)

Avant Voyages et Missions et Présence Mariste, d’autres revues ont été réalisées et diffusées dans la France mariste. Sans vouloir être exhaustif, voilà une brève présentation de ces diverses revues qui ont commencé en 1879.

BULLETIN DE L’ŒUVRE DES JUVÉNATS

Le souci de recruter des vocations et de soutenir le désir de vie religieuse a été un puissant motif pour développer ce bulletin. Les congrégations de prêtres et de frères créent des espèces de petits séminaires auxquels elles donnent des noms variables : écoles apostoliques, « petits noviciats » ou « juvénats ». C’est ce dernier nom qui est privilégié chez les Frères Maristes. Les juvénats reçoivent des adolescents entre 12 et 15 ans qui bénéficient d’une formation primaire supérieure avant de passer au noviciat. Comme les juvénistes viennent souvent de milieux modestes, les prix des pensions ne suffisent pas à financer ces œuvres. Les Frères Maristes font donc appel à des bienfaiteurs. Un Bulletin de l’Œuvre des Juvénats est donc créé en mars 1879.

Le Petit Juvéniste

LE PETIT JUVÉNISTE

La première Guerre Mondiale a ramené en France de nombreux frères mobilisés. Avec ceux restés en France, on envisage d’y recréer des juvénats. Le Chapitre général tenu à Grugliasco (près de Turin, Italie) en 1920 étudie de près les revues et périodiques et demande à la Province de Saint-Genis-Laval de donner suite au Bulletin de l’Œuvre des Juvénats. Ainsi est fondé en 1921, Le Petit Juvéniste, par le F. Louis-Emile au pensionnat de Bellegarde à Neuville-sur-Saône, où il est professeur. Il s’adresse à un public plus large qu’auparavant : les bienfaiteurs, les parents, les frères, et les jeunes gens. À côté de textes spirituels ou édifiants, d’informations sur les œuvres maristes à travers le monde, il offre des variétés et des jeux. Le format est de 135 x 210 mmm. Tirage réduit au début, il s’élève à 7 000 abonnés en 1931.

Revue Champagnat

LA REVUE CHAMPAGNAT

Au fil des années, Le Petit Juvéniste était devenu non seulement la revue des œuvres de la province de Saint Genis-Laval mais une revue à large diffusion dans l’Institut des Frères Maristes. D’autres provinces avaient créé leur propre revue à diffusion plus ou moins large, avec toujours le même but : attirer des vocations, faire connaître les œuvres de l’Institut et aussi travailler à la béatification du Père Champagnat. Ce dernier objectif a été particulièrement celui de la province de N. D. de l’Hermitage qui avait créé vers 1935 la Revue Champagnat ainsi qu’un calendrier Champagnat. En 1947, la revue tirait à 5 000 exemplaires et le calendrier à 35 000. Les deux provinces, ayant les mêmes problèmes de financement et de manque de personnel, prirent la décision de fusionner les deux revues en coordonnant leurs objectifs.

Jeunesse et Amitié

JEUNESSE ET AMITIÉ

En 1950, une alternative est clairement posée : soit abandonner, soit continuer dans un esprit différent. On décide de continuer et on choisit un nouveau titre : Jeunesse et Amitié. Le F. Crétallaz, en devient le responsable, aidé par le F. Victor Guicherd, tous deux bons professeurs et animateurs et relativement jeunes ce qui les aidera à donner un ton nouveau à cette revue. Cela indique clairement aussi que le public visé est celui de la jeunesse. Le format 21 x 27 cm lui donne un aspect et un esprit différents. Les photos, en général sur fond rouge ou bleu y sont nombreuses. La revue a désormais la rédaction et l’administration au Montet à Saint-Genis-Laval.

Trait d’Union

TRAIT D’UNION

En 1947, les Frères de France s’unissent pour lancer un organe de culture religieuse et professionnelle qui servira de lien entre les Frères des 7 Provinces alors présentes sur le territoire. Cette nouvelle revue veut travailler à donner une haute idée de la grandeur de la mission d’éducateur de la jeunesse. Les thèmes développés concernent la vie spirituelle, des questions de philosophie et de psychologie, le domaine de la pédagogie théorique et pratique, des sujets sur la vocation en général. La revue paraîtra à un rythme trimestriel et elle va durer seulement quelques années.

F. Jean RONZON