Les Frères Maristes à Timor

La Province Mariste de MELBOURNE (Australie), fonde une mission qui a la tâche d’aider à « relever le TIMOR ». (Publié dans « Présence Mariste » n°233, octobre 2002)

A l’invitation de Mgr Basilio DO NASCIMENTO, du diocèse de BACAU (à l’Est du pays), la Province Mariste de MELBOURNE (Australie), en septembre 2000, fonde une mission qui a la tâche d’aider à « relever le TIMOR ».

Aux Frères Maristes, qu’il a connu à Paris en faisant ses études et dont il apprécie le charisme éducatif, Mgr DO NASCIMENTO a fixé deux priorités :

  • organiser en urgence des cours de formation des professeurs (ils venaient avant d’Indonésie) ; et fonder et diriger une école normale à Bacau.
    Pour ce projet, les Frères ont reçu une aide financière d’AUSTRALIE. Le centre est maintenant ouvert et forme des maîtres pour les villages et pour Bacau.
  • restaurer et développer une école secondaire dans la ville lointaine de LACUBAR (routes non asphaltées dans la montagne).
    Un groupe international de Frères (Australie, Brésil, Nouvelle-Zélande et Portugal) réalisent ce projet qui demande beaucoup plus d’efforts de planification et de financement (écoles en ruines).
    Les Frères vivent déjà avec les gens et préparent la restauration des bâtiments scolaires et la construction d’une nouvelle unité pour l’éducation et l’agriculture.

Frère TEOFILO MINGA a reçu du gouvernement du Portugal la décoration de l’Ordre du Mérite pour tout ce qu’il a fait par ses actions et ses écrits (par l’intermédiaire d’Amnesty International) pour sensibiliser le monde occidental à la situation d’oppression du Timor par l’Indonésie.

Dans son ouvrage intitulé "TIMOR MORTIS", il raconte en particulier le massacre du Cimetière de Santa Cruz en 1991 lors de l’enterrement d’un nationaliste tué par des soldats indonésiens. En 1999, il publie "O LIVRO DE TIMOR" qui se veut un livre de méditation à partir de la situations d’oppression et de libération du Timor. Ecoutons Frère Teofilo :

« Les Frères Maristes sont présents à l’heure de la reconstruction. Ils veulent aider à donner à ce jeune pays un visage plus humain et plus chrétien. L’éducation en général et la formation des professeurs en particulier sont les moyens qu’ils se sont choisis pour aider à façonner la nouvelle génération de Timorais, enfin libres et libérés de l’oppression politique indonésienne ».

(Publié dans « Présence Mariste » n°233, octobre 2002)