L’UNICEF intervient dans les établissements scolaires

« Nous intervenons surtout dans les collèges, les lycées, auprès des étudiants, également à l’école. »

M. Pierre RASCLE est à la retraite. Il a travaillé dans le textile. Depuis 11 ans, il milite à l’UNICEF, en particulier comme intervenant dans les établissements scolaires.
Je l’ai rencontré dans le local départemental de l’association, 6 rue du Président Wilson, place de l’Hôtel de ville de St Etienne.

Frère André Villard :

St Etienne fait partie des 130 villes amies des enfants. Qu’est–ce qu’une ville amie des enfants ?

Pierre Rascle :

« Ville amie des enfants » a été lancée en 2002 par l’UNICEF France et l’Association des maires de France. Une municipalité intéressée présente un dossier de partenariat avec l’association et lorsque l’accord est trouvé, elle signe une charte où elle s’engage en faveur de l’enfance.

A. V. : Dans la conversation, vous avez parlé de la journée des enfants ?

Pierre Rascle : Oui, elle est le 20 novembre. L’UNICEF participe à des animations dans la ville, dans les établissements scolaires. Cette journée se veut une fête pour l’enfance. Ici à St Etienne, un temps est organisé au Palais des Congrès avec des jeux pour enfants.

A. V. : Comment intervenez-vous dans les établissements scolaires ?

P. R. : L’Académie fait connaître l’action de l’UNICEF auprès des établissements publics ou privés. Des enseignants ou éducateurs nous contactent. En ce qui nous concerne, nous intervenons surtout dans les collèges, les lycées, auprès des étudiants, également à l’école. Nous essayons aussi de voir comment toucher les classes maternelles.

A. V. : Quels sont les thèmes les plus souvent abordés ?

P. R. : On présente des situations d’enfants dans le monde à partir d’une K7 vidéo très courte "Enfance à protéger". Cela permet d’amorcer le dialogue :

  • enfants face à la violence adulte
  • enfants exploités pour le travail
  • enfants soldats
  • éducation des filles et lutte contres les discriminations sexuelles – enfants confrontés à la famine…

Nous parlons de la lutte contre les épidémies et en particulier le sida. Nous parlons des aides d’urgence localement ou au niveau international. Par exemple, nous leur expliquons comment l’UNICEF est intervenu lors du tsunami asiatique, gardant toujours en priorité les aides auprès des enfants : alimentation, école, dispensaire. Nous présentons les actions d’aide à long terme pour des projets d’écoles, d’hôpitaux, en partenariat avec les acteurs qui sont sur le terrain, en particulier nos équipes qui sont dans les pays ou régions aidés.

A. V. : Quelles questions posent les enfants ?

P. R. : Les jeunes sont très sensibles aux situations de détresses vécues par les enfants dans le monde. Ils s’intéressent à la façon dont on récolte l’argent : pratiquement on leur propose une vente de jouets ou objets labellisés UNICEF.

Importance d’une démarche d’information auprès
des jeunes sur leurs droits et ceux des autres pays

Nous leur parlons de nos partenaires commerciaux : galerie marchande de Casino, Ikea (plaidoyer pour les droits des enfants), Volvic (l’eau potable), Orange (scolarisation des filles),…
Nous essayons de motiver les plus grands à s’engager dans des actions de solidarité organisées par l’UNICEF ou d’autres associations humanitaires. Nous avons besoin de tous.

A. V. : Vous utilisez souvent le mot « plaidoyer ».

P. R. : Oui, un plaidoyer pour une cause, c’est dire avec son cœur, ce qui tient à cœur, ici en l’occurrence le respect de l’enfant.

Propos recueillis par Frère André VILLARD

(Publié dans « Présence Mariste » n°254, janvier 2008)